Violence à l’égard des travailleuses migrantes A/RES/72/149 tenir compte de la situation et des vulnérabilités particulières des femmes et des filles migrantes et du fait que bien des migrantes, en particulier celles qui travaillent dans le secteur non structuré de l’économie et occupent des emplois exigeant peu de qualifications, sont particulièrement exposées à des mauvais traitements et à l’exploitation, et soulignant à cet égard l’obligation qui incombe aux États de protéger les droits fondamentaux de ces migrantes afin de prévenir et de combattre les mauvais traitements et l’exploitation, Prenant note avec intérêt des conclusions concertées adoptées par la Commission de la condition de la femme à sa cinquante-septième session 15 et prenant note, en particulier, de l’engagement pris, selon que de besoin, d’adopter et de mettre en œuvre de nouvelles mesures garantissant l’intégration sociale et juridique et la protection des migrantes, notamment les travailleuses migrantes, dans les pays d’origine, de transit ou de destination, de promouvoir et de protéger le plein exercice de leurs droits fondamentaux, de les protéger contre la violence et l’exploitation, de mettre en œuvre à leur intention des politiques et des programmes tenant compte de la problématique hommes-femmes, de mettre en place des filières sûres et légales dans lesquelles leurs compétences et leur niveau d’études sont reconnus, de leur offrir des conditions de travail équitables et, le cas échéant, de faciliter leur accès à un emploi productif et à un travail décent ainsi que leur intégration dans la population active, Soulignant qu’il importe de tenir compte des causes profondes et des conséquences des migrations, et reconnaissant que la pauvreté, en particulier la féminisation de la pauvreté, le sous-développement, l’absence de débouchés, la mauvaise gouvernance et les facteurs environnementau x comptent parmi les causes des migrations, Rappelant la déclaration adoptée à l’issue du Dialogue de haut niveau des Nations Unies sur les migrations internationales et le développement, tenu à New York les 3 et 4 octobre 2013 16, qui a réaffirmé la nécessité de promouvoir et de défendre efficacement les libertés et les droits fondamentaux de tous les migrants, en particulier les femmes et les enfants, quel que soit leur statut migratoire, et de traiter la question des migrations internationales dans le cadre d’une coopération et d’un dialogue à l’échelle internationale, régionale ou bilatérale et d ’une approche globale et équilibrée, reconnaissant le rôle et les responsabilités des pays d ’origine, de transit et de destination dans la promotion et la défense des droits de l’homme de tous les migrants et l’adoption de stratégies ne risquant pas d’aggraver leur vulnérabilité, Rappelant qu’il est souligné dans la déclaration que les femmes et les filles représentent presque la moitié des migrants internationaux à l’échelle mondiale et qu’il convient de prendre en compte la situation et les vulnérabilités particulières des migrantes, notamment en faisant en sorte que les politiques intègrent la problématique hommes-femmes et en renforçant les législations, institutions et programmes nationaux de lutte contre la violence à l’égard des femmes, y compris la traite d’êtres humains et la discrimination à l’encontre des femmes et des filles, et que la déclaration a mis en avant à cet égard la nécessité d ’adopter des mesures appropriées pour protéger les travailleuses migrantes dans tous les secteurs d ’activité, y compris le soins et le travail domestique, Prenant note avec satisfaction de l’adoption, par la Conférence internationale du Travail le 16 juin 2011, à sa centième session, de la Convention de 2011 sur les travailleuses et travailleurs domestiques (n o 189) et de la Recommandation n o 201 sur __________________ 15 16 17-22937 Ibid., 2013, Supplément n o 7 (E/2013/27), chap. I, sect. A. Résolution 68/4. 3/13

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