A/RES/52/132 Page 2 qu’une démarche globale, notamment un système d’alerte rapide, exige une approche intersectorielle et multidisciplinaire pour permettre une réaction cohérente, en particulier aux niveaux international et régional, Considérant que les mécanismes des Nations Unies dans le domaine des droits de l’homme, y compris ceux qui relèvent de la Commission des droits de l’homme et des organes créés en vertu d’instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, constituent d’importants moyens de lutte contre les violations des droits de l’homme qui provoquent des mouvements de réfugiés et de personnes déplacées ou qui empêchent d’apporter des solutions durables à leurs difficultés, Convaincue qu’il conviendrait d’encourager, d’intensifier encore et de mieux coordonner aux niveaux international et régional les activités de ces mécanismes en vue, notamment, de prévenir les exodes massifs et de renforcer les mécanismes de planification anticipée et d’intervention d’urgence de l’ensemble du système des Nations Unies, priorité étant donnée à la systématisation de la collecte d’informations dans le cadre du dispositif d’alerte rapide, Se félicitant de la poursuite, en application de la décision du Comité administratif de coordination, des consultations interorganisations sur l’alerte rapide concernant les courants massifs de réfugiés, destinées à faciliter à la fois la prévention des crises humanitaires et la planification anticipée des interventions d’urgence, Considérant que le système de protection des droits de l’homme et le système d’action humanitaire sont complémentaires et que les organismes à vocation humanitaire apportent une éminente contribution à l’exercice effectif des droits de l’homme, Se félicitant de la coopération qui existe entre le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, le Programme des Nations Unies pour le développement et d’autres entités compétentes des Nations Unies en vue de coordonner efficacement les activités relevant de leurs mandats et de leurs compétences en matière de promotion, de suivi, d’assistance technique, de renforcement des institutions et de réadaptation en faveur des rapatriés, Considérant que la majorité des réfugiés sont des femmes et des enfants et que, sans compter les problèmes et les besoins qu’elles ont en commun avec tous les réfugiés, les femmes et les jeunes filles sont exposées à une discrimination et à des violations des droits fondamentaux de la personne humaine fondées sur le sexe, Rappelant que les États parties à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés3 se sont engagés, en vertu de l’article 35, à fournir au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés des informations sur la mise en œuvre de la Convention, comme le Comité exécutif du Programme du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés l’a rappelé dans ses conclusions générales 77 (XLVI) de 19954, 79 (XLVII) de 19965 et 81 (XLVIII) de 19976 sur la protection internationale, Affligée par la violation généralisée du principe du non-refoulement et des droits des réfugiés, qui dans certains cas leur coûte la vie, et par les nombreux cas signalés de réfugiés et demandeurs d’asile refoulés et 3 Nations Unies, Recueil des traités, vol. 189, no 2545. 4 Documents officiels de l’Assemblée générale, cinquantième session, Supplément no 12 A (A/50/12/Add.1), chap. III, sect. A.1. 5 Ibid., cinquante et unième session, Supplément no 12 A et rectificatif (A/51/12/Add.1 et Corr.1), chap. III, sect. A.1. 6 Ibid., cinquante-deuxième session, Supplément no 12 A (A/52/12/Add.1), chap. III, sect. A.1. /...

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