Coopération internationale pour aborder et combattre
le problème mondial de la drogue
A/RES/74/178
42. Encourage les États Membres à promouvoir, en ce qui concerne les
infractions liées aux drogues, la mise en place de politiques, pratiques et directives
nationales prévoyant l’imposition de peines proportionnées à la gravité des
infractions et la prise en compte des facteurs tant atténuants qu ’aggravants,
notamment les circonstances énumérées à l’article 3 de la Convention de 1988 et dans
les autres instruments juridiques internationaux applicables en la matière, dans le
respect de la législation nationale ;
43. Demande de promouvoir la coopération bilatérale, régionale et
internationale, notamment par l’échange de renseignements et la coopération
transfrontière, aux fins d’une lutte plus efficace contre le problème mondial de la
drogue, en particulier en encourageant et en favorisant la coopération des États les
plus directement concernés par la culture, la production, la fabrication, le transit, le
trafic et la distribution illicites et l’abus de stupéfiants et de substances psychotropes ;
44. Encourage les États Membres à élaborer et à mettre en place, selon qu’il
convient, des politiques et programmes globaux qui, en soutenant le développement
social et durable, visent à prévenir la criminalité et la violence et ciblent les divers
facteurs favorisant la marginalisation, la délinquance et la victimisation, en étroite
coopération avec les parties prenantes, y compris la société civile, sur la base des
données factuelles disponibles et des bonnes pratiques ;
45. Réaffirme que les États Membres doivent revoir et, si nécessaire, renforcer
leurs mesures coordonnées, se donner plus de moyens pour combattre le blanchiment
d’argent issu du trafic de drogues et améliorer la coopération juridique, notamment la
coopération judiciaire, selon qu’il convient, aux niveaux national, régional et
international, pour démanteler les groupes criminels organisés impliqués dans le trafic
de drogues, afin de prévenir les infractions de ce type, de les détecter, d ’enquêter à
leur sujet et d’en poursuivre les auteurs, et de coopérer dans toute la mesure possible
en vue de mettre fin au trafic illicite par mer, en conformité avec le droit international
de la mer ;
46. Souligne qu’il est nécessaire de renforcer la coopération régionale,
sous-régionale et internationale en matière pénale, selon qu’il conviendra, y compris
la coopération judiciaire, dans les domaines, entre autres, de l’extradition, de
l’entraide judiciaire et du transfert des poursuites, conformément aux conventions
internationales relatives au contrôle des drogues, aux autres instruments juridiques
internationaux et à la législation nationale, et de veiller, y compris par la fourniture
d’une assistance technique ciblée aux pays qui le demandent, à ce que les autorités
nationales compétentes disposent des ressources nécessaires ;
47. Réaffirme qu’il importe de suivre une approche intégrée des politiques en
matière de drogue, notamment en renforçant les partenariats entre les secteurs publics
chargés de la santé, du développement, des droits de la personne, de la justice et de
la répression et en favorisant la coopération et la communication interinstitutions,
selon qu’il convient ;
48. Préconise la promotion, selon qu’il convient, dans le cadre de la
coopération internationale, du recours aux techniques de détection et de répression,
dans le respect de la législation nationale et du droit international, notamment des
obligations applicables aux droits de la personne, pour faire en sorte que les
trafiquants de drogues soient traduits en justice et les grandes organisations
criminelles déstabilisées et démantelées ;
49. Rappelle que les États Membres se sont résolument engagés à améliorer
l’accès à des fins médicales et scientifiques aux substances placées sous contrôle en
prenant les dispositions voulues pour remédier aux obstacles qui s ’y opposent,
y compris à ceux qui tiennent à la législation, à la réglementation, aux systèmes de
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