Coopération internationale pour aborder et combattre
le problème mondial de la drogue
A/RES/74/178
soins de santé, aux coûts, à la formation des professionnels de la santé, à l ’éducation,
à la sensibilisation, aux évaluations, prévisions et informations à communiquer
concernant ces substances, aux niveaux de référence fixés pour leur consommation et
à la coopération et à la coordination internationales, tout en prévenant le
détournement, l’abus et le trafic de ces substances ;
50. Se dit consciente de l’efficacité des mesures de répression qui visent les
groupes criminels organisés et les personnes impliquées dans des infractions liées aux
drogues et de la nécessité de faire en sorte que chaque État Membre, sur le territoire
relevant de sa compétence, accorde toute l’attention voulue à ceux qui se rendent
coupables d’activités illicites de plus grande envergure ou de nature plus grave ;
51. Rappelle la « Déclaration politique sur le VIH et le sida : accélérer la
riposte pour lutter contre le VIH et mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030 »,
qu’elle a adoptée le 8 juin 2016 18 ;
52. Invite les autorités nationales compétentes à envisager, conformément à
leur législation nationale et aux trois conventions internationales relatives au contrôle
des drogues, d’intégrer aux mesures et programmes nationaux de prévention, de
traitement, de prise en charge, de rétablissement, de réadaptation et de réinsertion
sociale, dans le cadre des efforts globaux et équilibrés de réduction de la demande de
drogues, des mesures efficaces visant à réduire au maximum les conséquences
néfastes de l’abus de drogues sur la santé publique et la société, y compris des
traitements médicamenteux adaptés, des programmes touchant le matériel d ’injection,
ainsi que des traitements antirétroviraux et d’autres interventions pertinentes visant à
prévenir la transmission du VIH, de l’hépatite virale et d’autres maladies à diffusion
hématogène associées à l’usage de drogues, et de permettre l’accès à de telles
interventions, y compris dans les centres de traitement et de conseil, dans les prisons
et autres structures surveillées, et de promouvoir à cet égard l’utilisation, selon qu’il
convient, du guide technique destiné aux pays pour la définition des objectifs
nationaux en matière de VIH/sida pour l’accès universel à la prévention, au traitement
et aux soins à donner aux usagers de drogues injectables, publié par l’Organisation
mondiale de la Santé, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et le
Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida ;
53. Prie instamment les États Membres et les autres donateurs de continuer à
fournir des financements bilatéraux et autres dans le cadre de la lutte mondiale contre
le problème mondial de la drogue, en particulier dans le cadre de la lutte contre le
VIH/sida, notamment au Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida, et
de faire en sorte que ces fonds contribuent à enrayer l’épidémie qui se propage parmi
les usagers de drogues injectables ainsi qu’en milieu carcéral, dans l’esprit de
l’engagement énoncé dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 9
de ne laisser personne de côté ;
54. Salue l’action qui continue d’être menée pour remédier au problème
mondial de la drogue et les progrès réalisés dans ce sens, et souligne qu ’il faut
renforcer et intensifier les interventions communes aux niveaux national, régional et
international pour s’attaquer aux difficultés mondiales liées au problème mondial de
la drogue de manière plus globale, selon le principe de la responsabilité commune et
partagée, notamment grâce à une assistance technique et une aide financière accrues
et mieux coordonnées ;
55. Prend note du rapport de 2018 de l’Organe international de contrôle des
stupéfiants 19 ainsi que de ses suppléments, et réaffirme à cet égard la résolution 62/8
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19
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Résolution 70/266, annexe.
Organe international de contrôle des stupéfiants, document E/INCB/2018/1.
19-22335