A/RES/74/178
Coopération internationale pour aborder et combattre
le problème mondial de la drogue
coopération avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, l’Organisation
mondiale de la Santé et d’autres entités compétentes des Nations Unies ;
24. Encourage les États Membres, dans leur démarche de promotion et
d’amélioration de la collecte systématique d’informations et d’éléments probants, à
recueillir des données scientifiques sur tout problème de santé qui pourrait être causé
par la consommation de drogues par vaporisation et à prendre les mesures voulues
pour échanger les meilleures pratiques et formuler des stratégies et programmes
efficaces de prévention de l’usage de drogues, visant en particulier les enfants et les
jeunes ;
25. Invite les États Membres à fournir à l’Office des Nations Unies contre la
drogue et le crime des informations sur les programmes et pratiq ues exemplaires
récemment appliqués, conformément aux trois conventions internationales relatives
au contrôle des drogues, afin d’évaluer les tendances récentes et les défis actuels et
futurs ;
26. Comprend que la pharmacodépendance est un trouble de la santé
multifactoriel complexe de nature chronique et récidivante qui a des causes et des
conséquences sociales et que l’on peut prévenir et soigner grâce, entre autres, à des
programmes de traitement, de prise en charge et de réadaptation fondés sur des
données scientifiques, y compris des programmes de proximité, et considère qu’il faut
renforcer les capacités en matière de postcure, de r éadaptation, de rétablissement et
de réinsertion sociale des personnes atteintes de troubles liés à l ’usage de substances,
notamment, selon qu’il conviendra, en les aidant à bien se réinsérer sur le marché du
travail et en leur offrant d’autres services d’accompagnement ;
27. Encourage les États Membres à promouvoir la prévention et le traitement
des troubles liés à l’usage de drogues en s’appuyant sur des pratiques reposant sur
des faits scientifiques, notamment celles préconisées dans les Normes internationales
en matière de traitement des troubles liés à l’usage de drogues, qui mettent en avant
le respect des droits de la personne et de la dignité humaine, y compris le droit de
jouir du meilleur état de santé physique et mentale et de bien-être possible, et en
prônant, selon qu’il conviendra dans les contextes nationaux et régionaux, des
attitudes non stigmatisantes dans l’élaboration et l’application des politiques reposant
sur des faits scientifiques ;
28. Encourage également les États Membres à promouvoir l’intégration, dans
les politiques nationales en matière de drogues, conformément à la législation
nationale et selon qu’il convient, d’éléments de prévention et de traitement des
surdoses, en particulier des surdoses d’opioïdes, y compris par le recours à des
antagonistes des récepteurs opioïdes tels que la naloxone pour réduire la mortalité
liée aux drogues ;
29. Invite les États Membres à promouvoir la coopération avec les États les
plus touchés par le problème mondial de la drogue ainsi que la pre station d’une
assistance technique à leur intention aux fins de l’élaboration et de la mise en œuvre
de politiques globales et intégrées visant à lutter, le cas échéant, contre les effets qu ’a
le trafic de drogues illicites dans ces États en termes d ’augmentation de la
consommation, notamment en renforçant les programmes nationaux de prévention,
d’intervention rapide, de traitement, de prise en charge, de réadaptation et de
réinsertion sociale ;
30. Encourage l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et
l’Organe international de contrôle des stupéfiants à continuer de resserrer leur
coopération avec l’Organisation mondiale de la Santé et les autres entités compétentes
des Nations Unies, agissant dans le cadre de leur mandat, de manière à suivr e une
démarche globale, intégrée et équilibrée visant à renforcer les mesures prises en
10/25
19-22335