A/RES/64/71
Se déclarant à nouveau gravement préoccupée par les effets néfastes, actuels
et prévus, des changements climatiques sur le milieu marin et la diversité biologique
marine, et soulignant qu’il est urgent de s’attaquer au problème,
Préoccupée par le fait que les changements climatiques continuent d’accroître
la gravité et la fréquence du blanchiment des coraux dans toutes les mers tropicales,
et diminuent leur capacité de résister à l’acidification des océans, ce qui pourrait
avoir des effets néfastes graves et irréversibles sur les organismes marins, en
particulier les coraux, ainsi que de résister à d’autres pressions, notamment la
surpêche et la pollution,
Se déclarant à nouveau gravement préoccupée par la vulnérabilité de
l’environnement et la fragilité des écosystèmes des régions polaires, notamment
l’océan Arctique et la calotte glaciaire arctique, qui seront tout particulièrement
touchés par les effets néfastes prévus des changements climatiques,
Sachant qu’une approche plus intégrée et des études plus approfondies sont
nécessaires et qu’il faut promouvoir une coopération, une coordination et une
collaboration accrues en matière de conservation et d’exploitation durable de la
diversité biologique marine au-delà des zones relevant de la juridiction nationale,
Sachant également que la coopération internationale, l’assistance technique,
l’enrichissement des connaissances scientifiques, ainsi que la disponibilité de
financement et le renforcement des capacités peuvent aider à mieux tirer parti de la
Convention,
Sachant en outre que les relevés hydrographiques et la cartographie marine
sont cruciaux pour la sécurité de la navigation et de la vie en mer, la protection de
l’environnement, y compris les écosystèmes marins vulnérables, ainsi que pour les
aspects économiques des transports maritimes mondiaux, et encourageant le
renforcement des efforts en vue de l’emploi croissant de la cartographie marine
électronique, qui n’est pas seulement très utile pour la sûreté de la navigation et la
gestion des mouvements des navires, mais fournit aussi des données et informations
qui peuvent servir à une exploitation durable des pêcheries et à d’autres utilisations
sectorielles du milieu marin, à la délimitation des frontières maritimes et à la
protection de l’environnement,
Soulignant que le patrimoine archéologique, culturel et historique sous-marin,
y compris les épaves de navires et d’embarcations, recèle des informations
essentielles sur l’histoire de l’humanité et que ce patrimoine est une ressource à
protéger et préserver,
Notant avec préoccupation la persistance du problème de la criminalité
transnationale organisée en mer, notamment le trafic de stupéfiants et de substances
psychotropes, le trafic de migrants et la traite des personnes et des activités qui
compromettent la sûreté et la sécurité de la navigation maritime, telles que la
piraterie, les vols à main armée commis en mer, la contrebande, les actes terroristes
contre des navires, des installations au large et d’autres intérêts maritimes, et notant
les effets fâcheux de ces activités en termes de pertes humaines et les répercussions
sur le commerce international, la sécurité énergétique et l’économie mondiale,
Notant qu’il importe de fixer la limite extérieure du plateau continental au-delà
de 200 milles marins et qu’il est dans l’intérêt général de la communauté
internationale que les États côtiers dotés d’un plateau continental s’étendant au-delà
de 200 milles marins soumettent des informations sur la limite extérieure du plateau
continental au-delà des 200 milles marins à la Commission des limites du plateau
continental (« la Commission »), et se félicitant qu’un nombre considérable d’États
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