A/HRC/RES/51/11
Soulignant que la responsabilité de la gestion des questions économiques et sociales
mondiales et des menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales doit être partagée
entre toutes les nations du monde et exercée dans un cadre multilatéral, et que l’Organisation
des Nations Unies, organisation la plus universelle et la plus représentative du monde, a un
rôle central à jouer à cet égard,
Préoccupé par le fait que des États Membres continuent de recourir systématiquement
à une application extraterritoriale abusive de leur législation nationale, d’une manière qui
porte atteinte à la souveraineté d’autres États, aux intérêts légitimes d’entités ou de personnes
placées sous leur juridiction et à la pleine jouissance des droits de l’homme,
Conscient des changements majeurs qui se produisent sur la scène internationale et de
l’aspiration de tous les peuples à un ordre international reposant sur les principes consacrés
par la Charte, s’agissant notamment de promouvoir et d’encourager le respect des droits de
l’homme et des libertés fondamentales pour tous et, en particulier, le respect du principe de
l’égalité des droits et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ainsi que la paix, la
démocratie, la justice, l’égalité, l’état de droit, le pluralisme, le développement, de meilleures
conditions de vie et la solidarité,
Réaffirmant que le renforcement de la coopération internationale dans le domaine des
droits de l’homme est indispensable à la pleine réalisation des buts de l’Organisation des
Nations Unies, notamment la promotion et la protection effectives de tous les droits de
l’homme,
Réaffirmant également que la démocratie, le développement et le respect des droits de
l’homme et des libertés fondamentales sont interdépendants et se renforcent mutuellement,
et que la démocratie est fondée sur la volonté librement exprimée du peuple, lequel détermine
le système politique, économique, social et culturel qui sera le sien, et sur sa pleine
participation à tous les aspects de la vie de la société,
Considérant que la promotion et la protection des droits de l’homme doivent être
fondées sur le principe de la coopération et d’un dialogue authentique et viser à renforcer la
capacité des États Membres de s’acquitter de leurs obligations en matière de droits de
l’homme au profit de tous les êtres humains,
Affirmant que le droit qu’a chaque État de prendre part à la conduite des affaires
internationales est essentiel à la réalisation d’un ordre international démocratique et
équitable,
Soulignant qu’il importe de transférer les fonds et les technologies nécessaires aux
pays en développement, en particulier aux pays les moins avancés, aux pays en
développement sans littoral et aux petits États insulaires en développement, entre autres pour
les aider à s’adapter aux changements climatiques et à surmonter d’autres obstacles au
développement,
Rappelant qu’il est important d’instaurer un ordre international démocratique et
équitable pour pouvoir faire face rapidement et efficacement aux crises et problèmes
mondiaux actuels, encore aggravés par la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19),
1.
Réaffirme que chacun a droit à ce que règne un ordre international
démocratique et équitable qui favorise la pleine réalisation de tous les droits de l’homme pour
tous ;
2.
Rappelle que la démocratie suppose le respect de l’ensemble des droits de
l’homme et des libertés fondamentales et qu’elle est une valeur universelle fondée sur la
volonté librement exprimée des peuples de définir leur propre système politique,
économique, social et culturel ainsi que sur leur pleine participation à tous les aspects de leur
existence, et réaffirme qu’il est nécessaire que l’état de droit soit consacré et respecté par tous
aux niveaux national et international ;
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GE.22-16495