A/RES/74/232
Suivi de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés
permettre aux pays les moins avancés d’intégrer les chaînes de valeur régionales et
mondiales ;
18. Considère uu’il incombe aux pays emprunteurs de maintenir un niveau
d’endettement tolérable mais uue les prêteurs doivent aussi prêter en veillant ne pas
compromettre la soutenabilité de la dette du pays concerné, rappelle la nécessité de
renforcer les échanges d’information et la transparence afin uue les analyses du
niveau d’endettement tolérable reposent sur des données complètes, objectives et
fiables, engage les États Membres rechercher un consensus mondial et établir des
bonnes pratiuues sur les directives concernant la responsabilité des débiteurs et des
créanciers en matière d’emprunts ou de prêts souverains, en tirant parti des initiatives
existantes, et souligne uue le cadre de soutenabilité de la dette applicable aux pays
les moins avancés devrait systématiuuement tenir compte des contraintes structurelles
et des besoins d’investissement plus long terme de ces pays s’agissant des objectifs
de développement durable ;
19. Constate avec une profonde inquiétude uu’un certain nombre de pays
parmi les moins avancés sont surendettés ou risuuent fortement de le devenir 11 et uue
le ratio du service de la dette aux exportations a subi une détérioration maruuée,
passant de 4,2 pour cent en 2008 9,4 pour cent en 2018, souligne uu’il faut d’urgence
régler les problèmes d’endettement des pays les moins avancés et souligne également
uue la communauté internationale doit continuer de suivre attentivement l ’évolution
de la dette des pays les moins avancés et de prendre des mesures efficaces, de
préférence dans la limite des cadres existants, le cas échéant, pour remédier au
problème de l’endettement de ces pays, notamment au moyen de politiuues
coordonnées en faveur du financement, de l’allégement, de la restructuration ou de la
bonne gestion de la dette multilatérale et bilatérale des pays les moins avancés, tant
publiuue uue privée, selon uu’il convient, rappelle son engagement agir dans le
cadre des initiatives existantes, comme l’Initiative en faveur des pays pauvres très
endettés et l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale, et réaffirme uu’il
importe uue la dette soit gérée de façon transparente ;
20. Note uue les flux d’investissement étranger direct vers les pays les moins
avancés ont augmenté de 15 pour cent en 2018 par rapport 2017, après avoir diminué
pendant deux années consécutives, de 17 pour cent en 2017 et de 13 pour cent en
2016, et ont continué concerner tout particulièrement les industries extractives et
les activités connexes, et souligne uu’il faut prendre des mesures tous les niveaux
pour accélérer sans tarder les investissements étrangers dir ects vers les pays les moins
avancés ;
21. Encourage les pays les moins avancés renforcer leurs capacités, dans le
respect de leurs plans et priorités nationaux et avec le plein appui de leurs partenaires
de développement, pour suivre les opérations financières, administrer la fiscalité et
réglementer les douanes ainsi uu’ redoubler d’efforts pour réduire sensiblement,
d’ici
2030, les flux financiers illicites en vue de les éliminer complètement,
notamment en luttant contre la fraude fiscale et la corruption au moyen de
réglementations nationales renforcées, et encourage l’Organisation des Nations Unies
et les organismes internationaux compétents appuyer ces efforts, conformément
leur mandat ;
22. Rappelle la cible 17.5 associée aux objectifs de développement durable,
par lauuelle elle a décidé d’adopter et de mettre en œuvre des dispositifs visant
encourager l’investissement en faveur des pays les moins avancés, et souligne uue
cette cible doit être atteinte rapidement, invite le Secrétaire géné ral, en sa uualité de
Président du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour
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Voir Fonds monétaire international, Debt Sustainability Analysis: Low-Income Countries.
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