A/RES/51/117
Page 2
avocats, afin d'examiner la situation des droits de l'homme dans le pays et de
suivre tout progrès réalisé en vue de la passation des pouvoirs à un
gouvernement civil et de l'élaboration d'une nouvelle constitution, de la
levée des restrictions pesant sur les libertés personnelles et de la
restauration des droits de l'homme au Myanmar,
Prenant note de la résolution 1996/80 de la Commission des droits de
l'homme, en date du 23 avril 19964, dans laquelle la Commission a décidé de
proroger d'un an le mandat du Rapporteur spécial chargé d'examiner la
situation des droits de l'homme au Myanmar,
Notant avec préoccupation que le Gouvernement du Myanmar n'a toujours
pas autorisé la visite d'un représentant du Secrétaire général et du
Rapporteur spécial,
Gravement préoccupée par le fait que le Gouvernement du Myanmar n'a pas
encore fait suivre d'effets les assurances qu'il avait données de prendre
toutes les mesures nécessaires en vue d'instaurer la démocratie sur la base
des résultats des élections de 1990,
Rappelant la libération sans conditions, le 10 juillet 1995, de la
lauréate du prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi,
Gravement préoccupée par les restrictions, notamment en matière de
déplacement, imposées à Aung San Suu Kyi et à d'autres dirigeants politiques
et par les récentes arrestations massives de membres et partisans de la Ligue
nationale pour la démocratie qui avaient pacifiquement exercé leurs droits à
la liberté d'expression, de réunion et d'association, et alarmée par
l'agression dont ont été victimes, le 9 novembre 1996, Aung San Suu Kyi et
d'autres membres de la Ligue nationale pour la démocratie,
Rappelant que des membres de la Ligue nationale pour la démocratie se
sont retirés de la Convention nationale fin 1995 et qu'ils en ont ensuite été
exclus,
Regrettant que le Gouvernement du Myanmar n'ait pas entamé de dialogue
politique avec Aung San Suu Kyi et d'autres dirigeants politiques, y compris
des représentants des groupes ethniques,
Gravement préoccupée par les violations persistantes des droits de
l'homme au Myanmar signalées par le Rapporteur spécial, en particulier les
exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, l'assassinat de civils,
la pratique de la torture, les arrestations et détentions arbitraires, les
morts en détention, l'absence de garanties d'une procédure régulière, les
fortes restrictions imposées à la liberté d'opinion, d'expression, de réunion
et d'association, les violations de la liberté de circulation, les
réinstallations forcées, le travail forcé, notamment comme porteur, et
l'imposition de mesures répressives visant en particulier les minorités
ethniques et religieuses,
Rappelant que le Rapporteur spécial a constaté que le non-respect des
droits associés à un gouvernement démocratique était la source de toutes les
principales violations des droits de l'homme au Myanmar,
4
Ibid., 1996, Supplément no 3 (E/1996/23), chap. II, sect. A.
/...