Situation relative aux droits humains
en République populaire démocratique de Corée
A/RES/79/181
relative au traitement des prisonniers de guerre du 12 août 1949 15 , et prenant
également note avec inquiétude de la question des ressortissants d’autres États
Membres détenus arbitrairement en République populaire démocratique de Corée
sans qu’aucune information ne soit disponible sur leur état de santé ou les conditions
de leur détention,
Soulignant l’urgence et l’importance que revêt la question des familles séparées,
notamment pour les Coréens concernés dans le monde entier, et demandant
instamment à cet égard que reprennent les réunions de familles séparées, compte tenu
de l’âge avancé des personnes concernées, et, en particulier, que soit honoré
l’engagement pris à ce sujet lors du sommet intercoréen tenu le 19 septembre 2018, à
savoir renforcer la coopération humanitaire afin de régler définitivement la question,
de mettre fin aux séparations forcées et de permettre aux familles séparées de se
retrouver régulièrement et de rester en contact permanent, y compris dans le cadre de
réunions dans un lieu et un centre faciles d’accès et habituels, par une correspondance
écrite régulière, par des visioconférences et par l’échange de messages vidéos,
conformément aux résolutions du Conseil de sécurité,
Prenant note avec inquiétude des possibles répercussions négatives sur la
situation relative aux droits humains, notamment celle des familles séparées, de
l’annonce qu’a faite la République populaire démocratique de Corée en janvier 2024,
selon laquelle elle n’œuvrerait plus à la réunification avec la République de Corée,
Saluant l’action que les États Membres et la Rapporteuse spéciale sur la
situation des droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée ont
menée jusqu’à présent pour sensibiliser la communauté internationale à la situation
relative aux droits humains en République populaire démocratique de Corée, et les
engageant à poursuivre leurs efforts,
Soulignant que la situation relative aux droits humains en République populaire
démocratique de Corée, notamment en ce qui concerne l’égalité des genres et les
droits de toutes les femmes et de toutes les filles, y compris les adolescentes, est
intrinsèquement liée à la paix et à la sécurité internationales, étant donné que le
oouvernement de la République populaire démocratique de Corée finance ses
programmes illicites d’armes nucléaires et de missiles balistiques en commettant des
violations des droits humains et des atteintes à ces droits, par exemple en recourant
au travail forcé, et notant avec préoccupation qu’une part disproportionnée du budget
de l’État est allouée aux dépenses militaires, ce qui entrave le plein respect, la pleine
protection et la pleine réalisation de droits humains tels que le droit à une alimentation
adéquate, qui est inhérent au droit à un niveau de vie suffisant, et le droit de jouir du
meilleur état de santé physique et mentale possible,
Prenant note des informations selon lesquelles les frontières du pays rouvrent
progressivement après la pandémie de maladie à coronavirus (COVID -19), et
demandant le retour, de manière non discriminatoire, de la communauté diplomatique,
des institutions, fonds et programmes des Nations Unies, ainsi que des organisations
de la société civile, et la reprise d’un dialogue constructif avec la communauté
internationale,
Encourageant l’action diplomatique menée pour améliorer la situation relative
aux droits humains et la situation humanitaire dans le pays, et soulignant l’importance
du dialogue et des échanges à cette fin, y compris le dialogue intercoréen,
Saluant les efforts déployés par le Secrétaire général pour contribuer à
l’amélioration des relations intercoréennes et à la promotion de la réconciliation et de
la stabilité de la péninsule coréenne ainsi qu’au bien-être de la population coréenne,
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Nations Unités, Recueil des Traités, vol. 75, n o 972.
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