A/RES/60/165 fondamental d’être à l’abri de la faim, afin de pouvoir développer et conserver pleinement ses capacités physiques et mentales ; 3. Juge intolérable que le monde compte quelque 852 millions de personnes sous-alimentées, que, toutes les cinq secondes, quelque part dans le monde, un enfant de moins de 5 ans meure de la faim ou d’une maladie liée à la faim, alors que, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, la planète pourrait produire suffisamment de nourriture pour fournir 2 100 calories par personne et par jour à 12 milliards de personnes, soit le double de la population mondiale actuelle ; 4. Se déclare préoccupée par le fait que les femmes sont démesurément touchées par la faim, l’insécurité alimentaire et la pauvreté, en partie en raison de l’inégalité entre les sexes et de la discrimination, que dans de nombreux pays les filles sont deux fois plus susceptibles de mourir de malnutrition et de maladies infantiles évitables que les garçons, et que, selon les estimations, la malnutrition touche près de deux fois plus de femmes que d’hommes ; 5. Encourage tous les États à prendre des mesures pour remédier aux inégalités entre les sexes et à la discrimination à l’égard des femmes, en particulier quand celle-ci contribue à la malnutrition des femmes et des filles, y compris des mesures pour assurer la pleine réalisation du droit à l’alimentation dans des conditions d’égalité, et à faire en sorte que les femmes aient le même accès que les hommes aux ressources, notamment au revenu, à la terre et à l’eau, pour leur permettre de se nourrir et de nourrir leur famille ; 6. Invite le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme sur le droit à l’alimentation à maintenir une démarche soucieuse de l’égalité des sexes dans l’exercice de son mandat, et engage l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et les autres entités et mécanismes des Nations Unies qui s’occupent des questions relatives au droit à l’alimentation et à l’insécurité alimentaire à intégrer une démarche soucieuse de l’égalité des sexes dans leurs politiques, programmes et activités ; 7. Encourage tous les États à prendre des mesures pour assurer progressivement la pleine réalisation du droit à l’alimentation, notamment pour que tout être humain soit à l’abri de la faim et puisse exercer intégralement ce droit le plus tôt possible, ainsi qu’à élaborer et adopter des plans nationaux de lutte contre la faim ; 8. Note qu’un grand nombre d’organisations et de représentants de communautés autochtones ont exprimé dans diverses instances leur profonde préoccupation face aux obstacles et aux difficultés que celles-ci rencontrent pour exercer pleinement leur droit à l’alimentation, et invite les États à prendre des mesures spéciales pour remédier aux causes profondes de la faim et de la malnutrition, qui affectent de façon disproportionnée les peuples autochtones, et à la discrimination dont ils sont continuellement victimes ; 9. Prie tous les États et les acteurs privés, ainsi que les organisations internationales, dans le cadre de leurs mandats respectifs, de tenir pleinement compte de la nécessité de promouvoir la réalisation effective du droit à l’alimentation pour tous, notamment dans le contexte des négociations en cours dans différents domaines ; 10. Souligne qu’il faut chercher à mobiliser, répartir et utiliser de façon optimale les ressources techniques et financières provenant de toutes les sources, y compris celles qui découlent de l’allégement de la dette extérieure des pays en 3

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