A/RES/59/141
6.
Encourage vivement l’Organisation des Nations Unies à collaborer plus
systématiquement avec les organisations régionales, dans les limites de leurs
mandats respectifs, pour la protection des civils et le règlement d’autres problèmes
humanitaires, notamment en ayant un dialogue avec elles ;
7.
Décide de porter le plafond des subventions d’urgence en espèces à
100 000 dollars des États-Unis par pays et par catastrophe, dans les limites des
ressources disponibles inscrites au budget ordinaire de l’Organisation des Nations
Unies ;
8.
Engage le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, agissant
en étroite collaboration avec le Bureau du Groupe des Nations Unies pour le
développement, à améliorer encore la formation et les capacités des coordonnateurs
des opérations humanitaires et coordonnateurs résidents afin qu’ils puissent faire
face à l’ensemble des problèmes humanitaires et à ceux qui ont trait au passage de la
phase des secours à celle du développement dans un contexte donné, et notamment
répondre aux besoins en matière de protection et d’assistance ;
9.
Demande au Secrétaire général de faire en sorte que les missions
intégrées des Nations Unies soient conçues et réalisées compte tenu des principes de
neutralité, d’humanité et d’impartialité, ainsi que du caractère autonome de l’action
humanitaire ;
10. Se félicite des travaux en cours au sein de l’Organisation des Nations
Unies sur la question complexe du passage de la phase des secours à celle du
développement, et prend note du fait que le Conseil économique et social a prié le
Secrétaire général d’établir un rapport sur la question pour qu’elle fasse l’objet d’un
examen plus approfondi par le Conseil et par l’Assemblée générale ;
11. Souligne la nature foncièrement civile de l’aide humanitaire, réaffirme le
rôle de premier plan qui revient aux organisations civiles dans la mise en œuvre de
l’aide humanitaire, en particulier dans les zones touchées par des conflits, et fait
valoir la nécessité, dans les situations où des capacités et des biens militaires sont
utilisés à l’appui de la mise en œuvre de l’aide humanitaire, de les employer en
conformité avec le droit international humanitaire et les principes de l’action
humanitaire ;
12. Rappelle les « Directives sur l’utilisation des ressources militaires et de
la protection civile à l’appui des activités humanitaires des Nations Unies dans les
situations d’urgence complexes » 2 de 2003 ainsi que les « Directives sur l’utilisation
des ressources militaires et de la protection civile dans le cadre des opérations de
secours en cas de catastrophe » 3 de 1994, et souligne l’importance de leur utilisation
et de l’élaboration par l’Organisation des Nations Unies, en consultation avec les
États et d’autres acteurs pertinents, de directives supplémentaires sur les relations
entre civils et militaires dans le contexte des activités humanitaires et des situations
de transition ;
13. Condamne fermement tous les actes de violence commis contre les
populations civiles dans les situations de crise humanitaire, en particulier contre les
femmes, les filles et les garçons, notamment les actes de violence et les sévices
sexuels, et réaffirme que ces actes peuvent constituer de graves violations du droit
_______________
2
3
Disponible à l’adresse suivante : www.reliefweb.int.
Publication du Département des affaires humanitaires, document DHA/94/95.
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