A/RES/54/135
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Notant également que la mondialisation a eu des effets bénéfiques, dans la mesure où elle a créé dans de
nouveaux secteurs des possibilités d’emploi salarié pour les femmes rurales,
Consciente que les données disponibles et les outils de mesure et d’analyse existants ne suffisent pas pour
permettre d’appréhender pleinement les incidences de la mondialisation et de l’évolution des campagnes sur
la condition féminine ni leurs conséquences sur les femmes rurales,
Considérant qu’il est urgent de prendre des mesures appropriées pour améliorer encore la condition de
la femme dans les zones rurales,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général5;
2. Invite les États Membres, agissant en collaboration avec les organismes des Nations Unies et la
société civile, à poursuivre l’action qu’ils mènent pour mettre en œuvre les résultats des conférences et sommets
tenus sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, y compris ceux de leur examen quinquennal, et pour
y donner suite selon une démarche intégrée et coordonnée, et à faire une plus grande place, dans leurs stratégies
de développement nationales, régionales et mondiales, à l’amélioration de la condition des femmes rurales,
notamment par les moyens suivants :
a) En déployant des efforts et en intensifiant l’action menée pour répondre aux besoins élémentaires des
femmes rurales par le biais de mesures tendant à renforcer les capacités et à valoriser les ressources humaines,
en leur donnant accès à une eau saine et assurée, à des services de santé, y compris des services de planification
familiale, à des programmes nutritionnels ainsi qu’à des programmes éducatifs et des programmes
d’alphabétisation et à des mesures d’aide sociale;
b) En élaborant des lois et en révisant celles qui sont en vigueur afin de garantir que, lorsqu’il existe un
système de propriété foncière et immobilière privée, des droits égaux soient accordés aux femmes rurales
concernant la possession de terres ou d’autres biens, y compris par le biais du droit de successibilité, et en
introduisant des réformes administratives et autres mesures nécessaires pour accorder aux femmes les mêmes
droits qu’aux hommes en matière de crédit, de capital, de technologies appropriées, d’accès aux marchés et
d’information;
c) En intégrant une démarche soucieuse d’équité entre les sexes dans la conception, la mise en œuvre,
le suivi et l’évaluation des politiques et programmes de développement;
d) En offrant des services de microcrédit et autres services touchant les finances et l’activité
commerciale à davantage de femmes dans les zones rurales afin qu’elles puissent travailler à leur compte et
en vue d’éliminer la pauvreté;
e) En œuvrant en faveur de l’autonomisation politique et socioéconomique des femmes rurales en les
aidant à participer pleinement et sur un pied d’égalité à la prise de décisions à tous les niveaux, notamment dans
les institutions rurales;
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A/54/123-E/1999/66.
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