Droits de l’homme et extrême pauvreté A/RES/69/183 plus grande difficulté à laquelle le monde fait face actuellement et qu’il fixe comme objectif de mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde, en énonçant comme cible spécifique l’élimination totale, d’ici à 2030, de l’extrême pauvreté dans le monde entier, qui se caractérise, selon la définition actuelle, par le fait de vivre avec moins de 1,25 dollar par jour ; 12. Rappelle que les mesures en faveur de l’accès universel aux services sociaux et à une protection sociale minimale peuvent grandement contribuer à la consolidation des acquis du développement et à l’accomplissement de nouvelles avancées en la matière, et que les systèmes de protection sociale qui traitent et réduisent les inégalités et l’exclusion sociale sont indispensables pour préserver les progrès déjà faits dans le sens des objectifs du Millénaire pour le développement, et prend note à ce propos de la recommandation no 202 de l’Organisation internationale du Travail concernant les socles de protection sociale ; 13. Encourage les États, lorsqu’ils élaborent, mettent en œuvre, suivent et évaluent des programmes de protection sociale, à veiller tout au long de ce processus à y intégrer la préoccupation de l’égalité des sexes ainsi que la promotion et la protection de tous les droits de l’homme, comme ils en ont l’obligation au regard du droit international applicable en la matière ; 14. Encourage également les États à prendre les mesures nécessaires pour éliminer toute discrimination à l’encontre de qui que ce soit, en particulier des personnes vivant dans la pauvreté, à s’abstenir d’adopter toute loi, réglementation ou pratique qui empêcherait l’exercice de tous les droits de l’homme et libertés fondamentales, y compris les droits économiques, sociaux et culturels, ou restreindrait l’exercice de ces droits, et à veiller à assurer aux pauvres l’égalité d’accès à la justice ; 15. Salue les efforts en cours pour renforcer et soutenir la coopération SudSud ainsi que la coopération triangulaire, sachant qu’elles contribuent à l’action concertée menée par les pays en développement en vue d’éliminer la pauvreté, et souligne que la coopération Sud-Sud ne vient pas remplacer, mais compléter la coopération Nord-Sud ; 16. Encourage la communauté internationale à redoubler d’efforts pour remédier aux problèmes qui contribuent à l’extrême pauvreté, notamment ceux qui découlent de l’effet persistant de la crise financière et économique, de la crise alimentaire et des inquiétudes que la sécurité alimentaire ne cesse de susciter, ainsi qu’aux difficultés croissantes dues au changement climatique et à la réduction de la diversité biologique observés partout dans le monde, et surtout dans les pays en développement, en resserrant la coopération pour aider au renforcement des capacités nationales ; 17. Réaffirme l’importance décisive de l’éducation, scolaire ou extrascolaire, pour l’élimination de la pauvreté et la réalisation des autres objectifs de développement définis dans la Déclaration du Millénaire, en particulier l’importance de l’éducation et de la formation de base pour l’élimination de l’analphabétisme, ainsi que des efforts visant à développer l’enseignement secondaire et supérieur, de même que l’enseignement professionnel et la formation technique, surtout pour les filles et les femmes, à valoriser les ressources humaines, à mettre en place des infrastructures et à autonomiser ceux qui vivent dans la pauvreté, réaffirme à ce propos le Cadre d’action de Dakar, adopté au Forum mondial sur l’éducation le 28 avril 2000 20, et _______________ 20 Voir Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, Rapport final du Forum mondial sur l’éducation, Dakar (Sénégal), 26-28 avril 2000 (Paris, 2000). 5/6

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