A/RES/71/1
4.
Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants
Lorsque nous avons adopté, il y a un an, le Programme de développement durable à
l’horizon 2030 1, nous avons clairement souligné la contribution positive apportée par
les migrants à une croissance inclusive et à un développement durable. Cette
contribution rend notre monde meilleur. Les avantages et les possibilités associés à
des migrations régulières, sûres et ordonnées sont considérables et généralement sous estimés. En revanche, les déplacements forcés et les flux migratoires irréguliers de
grande ampleur posent souvent des problèmes complexes.
5.
Nous réaffirmons les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies.
Nous réaffirmons aussi la Déclaration universelle des droits de l’homme 2 et rappelons
les principaux instruments internationaux relatifs à ces droits. Nous réaffirmons, et
continuerons de protéger pleinement, les droits fondamentaux de tous les réfugiés et
migrants, quel que soit leur statut ; tous ont des droits. Notre action témoignera de
notre plein respect du droit international et du droit international des droits de
l’homme, et, le cas échéant, du droit international des réfugiés et du droit international
humanitaire.
6.
Si leur traitement relève de cadres juridiques distincts, les réfugiés et les
migrants jouissent des mêmes libertés fondamentales et droits de l ’homme universels.
Ils sont aussi confrontés à beaucoup de difficultés et de vulnérabilités communes,
notamment dans le contexte des déplacements massifs. L’expression « déplacements
massifs » peut être interprétée par rapport à plusieurs considérations, notamment le
nombre de personnes qui arrivent ; le contexte économique, social et géographique ;
la capacité de réaction des États d’accueil ; et l’incidence d’un déplacement soudain
ou prolongé. L’expression ne s’applique pas, par exemple, aux flux réguliers de
migrants d’un pays à l’autre. Les « déplacements massifs » peuvent être constitués de
flux associant réfugiés et migrants, qui se déplacent pour des raisons différentes, mais
peuvent utiliser les mêmes routes migratoires.
7.
Les déplacements massifs de réfugiés et de migrants ont des ramifications
politiques, économiques, sociales, développementales et humanitaires et des
ramifications en matière de droits de l’homme qui ne connaissent pas de frontières. Il
s’agit d’un phénomène mondial appelant des approches et des solutions mondiales.
Aucun État ne peut à lui seul gérer ces déplacements. Les pays voisins ou les pays de
transit, pays en développement pour la plupart, sont particulièrement touchés. Leurs
capacités sont fortement sollicitées dans de nombreux cas, ce qui a une incidence sur
leur développement et leur cohésion au niveau social et économique. En outre, les
crises de réfugiés prolongées sont désormais chose courante, avec des conséquences
à long terme pour les personnes concernées mais aussi pour les pays et les
communautés d’accueil, à qui il faut venir en aide grâce à un renforcement de la
coopération internationale.
8.
Nous exprimons notre profonde solidarité avec les millions de personnes de
différentes parties du monde qui, pour des raisons échappant à leur contrôle, sont
contraintes de fuir leur foyer avec leur famille, et les assurons de notre appui.
9.
Les réfugiés et les migrants participant aux déplacements massifs sont souvent
en proie à une situation désespérée. Beaucoup prennent de grands risques, se lançant
dans de dangereux voyages, au péril de leur vie. Certains se sentent obligés de recourir
aux services de groupes criminels, notamment de passeurs, et d ’autres peuvent tomber
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Résolution 70/1.
Résolution 217 A (III).