Droits de l’enfant A/RES/71/177 éducation de qualité inclusive, équitable et non discriminatoire à tous les niveaux d’enseignement, y compris une formation professionnelle, tout en tenant compte en priorité de l’intérêt supérieur de l’enfant, pour promouvoir la bonne intégration des enfants migrants dans le système éducatif et la suppression des obstacles à leur éducation dans les pays d’accueil et les pays d’origine, en facilitant la reconnaissance des acquis scolaires et en simplifiant les formalités administratives de scolarisation ; 56. Est consciente que la violence physique, psychologique et sexuelle, ainsi que les brimades, exercées tant à l’école que sur le chemin de l’école, mais aussi en ligne, peuvent gravement entraver l’exercice du droit de l’enfant à l’éducation, et que de tels actes compromettent les acquis scolaires et peuvent pousser à l’abandon, et demande donc aux États de prévenir les brimades et d’en protéger les enfants, notamment les enfants migrants, y compris les brimades exercées en ligne et les autres dangers d’Internet, comme la violence sexuelle et l’exploitation en ligne, en produisant des informations statistiques et en réagissant rapidement et de manière adéquate le cas échéant, ainsi qu’en fournissant un soutien approprié et des services d’accompagnement aux enfants qui subissent des brimades ou sont associés à la perpétration de tels actes ; 57. Constate avec préoccupation que les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés touchent tout particulièrement les filles, y compris les filles migrantes, qui n’ont pas été scolarisées longtemps, voire pas du tout, et que ces pratiques constituent en elles-mêmes un obstacle de taille aux possibilités d’éducation des filles et des jeunes femmes, en particulier pour celles qui sont contraintes de quitter l’école en raison de leur mariage ou de la naissance d’un enfant, sachant que les possibilités d’éducation ont une incidence directe sur l’autonomisation et l’emploi des femmes et des filles et les débouchés économiques qui leur sont offerts, ainsi que sur leur participation active au développement économique, social et culturel, à la gouvernance et à la prise de décisions ; 58. Demande aux États de rendre l’enseignement primaire gratuit, obligatoire et accessible pour tous les enfants, d’assurer un enseignement gratuit, équitable et de qualité et de faire en sorte que toutes les filles et tous les ga rçons aient accès à des activités de développement et de soins de la petite enfance et à une éducation préscolaire de qualité ; 59. Demande à tous les États de donner plein effet au droit à l’éducation de tous les enfants, y compris les enfants migrants, en prenant toutes les mesures nécessaires pour éliminer les obstacles qui limitent l’accès effectif à l’éducation et l’achèvement de la scolarité, tels que le coût des études, la faim et la malnutrition, la distance entre l’école et le foyer, le placement des enfants en institution, les conflits armés, la violence à l’école sous toutes ses formes, le manque d’infrastructures, comme l’absence d’accès à l’eau et à l’assainissement, le manque d’établissements scolaires convenablement équipés, y compris en installations sanitaires dignes de ce nom, et d’accès facile pour les filles et les enfants handicapés, le travail des enfants et les corvées ménagères pénibles, et en veillant à ce que les enfants placés en institution puissent aussi exercer leur droit à l’éd ucation ; 60. Demande aux États de veiller à ce que tous les enfants puissent exercer, sans discrimination aucune et quel que soit leur statut migratoire, l’ensemble de leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, et de prendre des mesures efficaces et appropriées pour garantir le droit de tous les enfants de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible ainsi que leur accès à des soins de santé et des services sociaux de qualité, abordables et équitables, sans 15/21

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