Droits de l’enfant
A/RES/71/177
18. Constate que la pauvreté, l’exclusion sociale, la mobilité de la main d’œuvre, la discrimination, l’absence de système de protection sociale et d’accès à
l’éducation et les naissances non déclarées sont autant de facteurs qui ont des
incidences sur le travail des enfants ;
Prévention et élimination de la violence à l’encontre des enfants
19. Réaffirme les dispositions des paragraphes 34 à 39 de sa résolution
68/147 et des paragraphes 47 à 62 de sa résolution 62/141 du 18 décembre 2007 sur
l’élimination de la violence à l’encontre des enfants, condamne toutes les f ormes de
violence que subissent les enfants, et exhorte tous les États à mettre en œuvre les
dispositions énoncées au paragraphe 34 de sa résolution 68/147 et au paragraphe 3
de sa résolution 69/158 et :
a)
À adopter des mesures législatives et autres, efficaces et appropriées pour
interdire, prévenir et éliminer toutes les formes de violence dont les enfants sont la
cible en toutes circonstances, y compris les pratiques dangereuses quelle que soit la
situation, et à renforcer la coopération internationale, nationale et locale et
l’entraide à cet égard ;
b)
À protéger les enfants de toutes les formes de violence, notamment en
faisant preuve de la diligence voulue, en enquêtant sur les actes de violence
perpétrés contre tout enfant, en traduisant en justice les coupables et en les
sanctionnant pour en finir avec l’impunité, à assurer la protection des victimes et
des rescapés et à leur donner à tous accès à des services complets
d’accompagnement social, de soins de santé physique et mentale et d’aide juridique
afin de leur permettre de se rétablir complètement et de se réinsérer socialement, et
à s’attaquer aux causes profondes, structurelles de ces violences e n améliorant
l’efficacité des mesures de prévention, en intensifiant les activités de recherche et en
renforçant les dispositifs de coordination, de suivi et d’évaluation ;
c)
À lutter contre toutes les formes de violence sexiste dont les enfants
peuvent être la cible en prenant en compte la problématique hommes -femmes dans
toutes les politiques et mesures adoptées en vue de protéger les enfants contre toutes
les formes de violence et les pratiques néfastes, y compris les mutilations génitales
féminines, sachant que les filles et les garçons sont exposés à des formes différentes
de violence selon leur âge et les circonstances, y compris dans les écoles ;
20. Réaffirme également que la violence à l’encontre des enfants ne saurait
en aucun cas être justifiée et que les États ont le devoir de les protéger, y compris
ceux qui sont en conflit avec la loi, de toutes les formes de violence et de violations
des droits de l’homme et d’agir avec la diligence voulue pour interdire et prévenir
les actes de violence dirigés contre des enfants, enquêter à leur sujet, mettre fin à
l’impunité de leurs auteurs et prêter assistance aux victimes, en évitant en particulier
leur revictimisation ;
21. Rappelle que 2016 marque le dixième anniversaire de la présentation à
ses membres de l’Étude des Nations Unies sur la violence à l’encontre des enfants 38,
et salue les efforts que déploie la Représentante spéciale du Secrétaire général
chargée de la question de la violence à l’encontre des enfants pour encourager la
prise en compte des recommandations qui y sont formulées dans les programmes
internationaux, régionaux et nationaux ;
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Voir A/61/299.