A/RES/59/314 l’Afrique 29 en vue de promouvoir la croissance et le développement durables et de faire progresser la démocratie, les droits de l’homme, la bonne gouvernance et la gestion saine de l’économie ainsi que l’égalité des sexes, et nous encourageons les pays africains à poursuivre leurs efforts dans ce sens avec la participation de la société civile et du secteur privé, en développant et en renforçant les institutions de gouvernance et de développement de la région. Nous nous félicitons également des récentes décisions prises par les partenaires de l’Afrique, notamment les pays du G-8 et l’Union européenne, d’appuyer les efforts de développement du continent, y compris par des engagements qui conduiront à un accroissement de l’aide publique au développement à l’Afrique d’un montant de 25 milliards de dollars par an d’ici à 2010. Nous réaffirmons notre volonté de faire face aux besoins de l’Afrique, seul continent à ne pas être en voie de réaliser un seul des objectifs de la Déclaration du Millénaire fixés pour 2015, afin de lui permettre de s’intégrer pleinement à l’économie mondiale. À cet effet, nous nous engageons à : a) Renforcer la coopération avec le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique par le biais d’un appui cohérent aux programmes élaborés par les responsables africains dans ce cadre, notamment en mobilisant des ressources financières intérieures et extérieures et en facilitant l’approbation desdits programmes par les institutions financières multilatérales ; b) Appuyer l’engagement qu’a pris l’Afrique de faire en sorte que d’ici à 2015 tous les enfants aient accès à un enseignement primaire complet, gratuit, obligatoire et de bonne qualité ainsi qu’aux soins de santé de base ; c) Appuyer la création d’un consortium international de mise en place d’infrastructures – comprenant l’Union africaine, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique servant de cadre principal – pour faciliter les investissements publics et privés d’infrastructure en Afrique ; d) Promouvoir une solution globale et durable au problème de la dette extérieure des pays africains, notamment l’annulation de la totalité de la dette multilatérale, conformément à la récente proposition des pays du G-8 concernant l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés et, au cas par cas, un allégement substantiel de la dette, y compris l’annulation ou la restructuration de la dette des pays africains surendettés qui ne bénéficient pas de l’Initiative ; e) Prendre des dispositions pour intégrer pleinement les pays africains au système commercial international, notamment grâce à des programmes ciblés de renforcement des capacités dans le domaine commercial ; f) Appuyer les efforts que déploient les pays africains tributaires de leurs exportations de produits de base pour restructurer, diversifier et rendre plus concurrentiels leurs secteurs des produits de base, et mettre au point, avec le secteur privé, des arrangements reposant sur les lois du marché et destinés à gérer les risques dus aux fluctuations des cours ; g) Appuyer l’action que mènent les pays africains, individuellement ou collectivement, pour accroître durablement la productivité agricole, comme indiqué dans le Programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique, dans le cadre de la « Révolution verte » ; _______________ 29 22 A/57/304, annexe.

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