A/HRC/RES/41/17
numériques, les communautés religieuses et les associations locales, les chefs religieux, les
responsables politiques, les parlementaires, les journalistes et d’autres acteurs des médias,
les défenseurs des droits de l’homme, y compris les femmes parmi eux, les dirigeants et
groupes autochtones, les syndicats, les associations dirigées par des filles et des jeunes, et
d’autres acteurs concernés, dans le cadre de leurs efforts visant à mettre en œuvre des
mesures, des programmes et des politiques ciblés et accessibles, et notamment d’allouer
suffisamment de ressources pour promouvoir l’égalité des sexes et préserver, défendre et
protéger les femmes et les filles contre toutes les formes de violence ;
d)
D’exhorter les employeurs à prévenir la violence au travail et à protéger la
sécurité et la santé des employés dans le cadre de leur devoir de diligence en adoptant et en
mettant en œuvre une politique inclusive de prévention de la violence avec la participation
concrète et effective des employés et de leurs représentants, en établissant des mécanismes
qui permettent aux employés de communiquer des informations de façon confidentielle, en
recensant et en réduisant les risques de toute forme de violence, notamment dans les
environnements numériques, et en formant et informant tous les employés et gestionnaires
sur la prévention de la violence ;
e)
D’élaborer et de mettre en œuvre des programmes éducatifs et des supports
pédagogiques qui sensibilisent à la violence dans le monde du travail, notamment par une
éducation sexuelle globale fondée sur des données factuelles, adaptée au développement
des capacités de l’enfant, qui explique le consentement, le respect de l’espace personnel et
de la vie privée et ce qui constitue un comportement inacceptable, notamment le
harcèlement sexuel et la violence fondée sur le genre, et encourage le développement, dans
le monde du travail, de rapports respectueux fondés sur l’égalité des sexes et les droits de la
personne ;
f)
D’adopter et de faire appliquer les mesures législatives ou autres nécessaires,
avec la participation pleine, effective et concrète des parties prenantes concernées,
notamment les employeurs, les travailleurs, les syndicats et les organisations de la société
civile, pour prévenir et éliminer la violence dans le monde du travail, mettre fin à
l’impunité et assurer une indemnisation suffisante, y compris s’agissant de favoriser la
réinsertion sur le marché du travail des victimes et survivantes de violences ;
g)
D’adopter ou de renforcer des mesures visant à respecter, protéger et réaliser
les droits fondamentaux de toutes les femmes et filles, y compris celles qui travaillent sans
rémunération, dans le secteur informel et dans des situations de conflit et d’après-conflit,
ainsi que des travailleuses domestiques et migrantes, pour prévenir la discrimination et la
violence dans le monde du travail ;
h)
D’élaborer et d’appliquer une législation, des politiques et des programmes
nationaux de justice pénale qui tiennent compte du rôle important et des besoins particuliers
des femmes et des filles, et de promouvoir des mesures tenant compte du genre dans les
politiques de prévention du crime et de protection ;
11.
Demande également aux États de prendre sans délai des mesures efficaces
pour lutter contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, et pour
protéger toutes les victimes et survivantes, et pour cela :
a)
De faire en sorte que les auteurs de violences répondent de leurs actes et
d’éliminer l’impunité pour toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles ;
b)
De veiller à ce que la législation rende possibles, en temps utile et avec
efficacité, les enquêtes, les poursuites (y compris les poursuites d’office), les sanctions et
les indemnisations dans les cas de violence à l’égard des femmes et des filles ;
c)
De condamner publiquement toutes les formes de violence à l’égard des
femmes et des filles, notamment dans les médias et dans le cadre de campagnes
d’information ;
d)
De prendre des mesures pour faire en sorte que tous les lieux de travail soient
exempts de violence et de discrimination, notamment de violence sexuelle et sexiste, de
harcèlement et de discrimination, grâce en particulier à la mise en place de cadres et de
réformes réglementaires et de contrôle, de mécanismes et processus d’examen indépendants
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GE.19-12383