A/HRC/RES/57/18
d’enfants, au mariage précoce et au mariage forcé, à lutter contre les préjugés, les stéréotypes
de genre et les normes sociales néfastes, à dispenser un enseignement dans le domaine des
droits de l’homme et à sensibiliser l’opinion au caractère inacceptable de la violence à l’égard
des femmes et des filles, y compris au sein de la famille, à tous les niveaux et tout au long de
leur vie ;
b)
Donner aux femmes les moyens d’être autonomes et renforcer leur
indépendance économique, notamment en leur garantissant une rémunération égale pour un
travail égal, des possibilités d’emploi accrues, un accès égal aux ressources économiques,
y compris à la terre, au crédit, au microcrédit et aux systèmes d’épargne traditionnels tels que
les banques de femmes et les coopératives, et un contrôle égal sur ces ressources, et en
garantissant qu’elles jouissent, dans des conditions d’égalité avec les hommes, du droit
d’acquérir une nationalité, d’en changer ou de conserver leur nationalité, ainsi que des droits
liés à la propriété et à l’héritage, l’objectif étant de réduire leur vulnérabilité à toutes les
formes de violence, y compris la violence familiale ;
c)
Prévenir la violence familiale et en protéger les enfants, y compris les enfants
handicapés, migrants, autochtones ou vulnérables ou les enfants d’ascendance africaine,
qu’ils en soient victimes directes ou témoins, cette protection étant nécessaire à leur bien-être,
compte tenu des droits, des responsabilités et des devoirs des parents, des tuteurs ou des
autres personnes légalement responsables d’eux, et prendre à cette fin toutes les mesures
législatives et administratives appropriées, l’intérêt supérieur de l’enfant devant être une
considération primordiale ;
d)
Prendre toutes les mesures législatives, administratives, sociales, éducatives et
autres appropriées pour protéger les personnes handicapées, tant à la maison qu’en dehors,
contre toutes les formes d’exploitation, de violence et de maltraitance, et veiller à ce que tous
les établissements et programmes destinés aux personnes handicapées soient effectivement
contrôlés par des autorités indépendantes ;
e)
Adopter et appliquer des politiques, des stratégies nationales, des plans
d’action, des lois et des règlements non discriminatoires de lutte contre la violence familiale,
la maltraitance et la négligence, et assurer la réalisation de tous les droits humains et toutes
les libertés fondamentales des personnes âgées, notamment en matière d’emploi,
de protection sociale, de logement, d’éducation et de formation, d’accès aux technologies et
aux services financiers, sociaux et médicaux, d’appui à long terme et de soins palliatifs ;
f)
Garantir que les auteurs de violence familiale répondent de leurs actes, sans
discrimination, notamment lorsque les victimes vivent dans des zones rurales ou reculées,
sont âgées, migrantes ou handicapées, sont d’ascendance africaine ou appartiennent à des
peuples autochtones ou des minorités nationales, ethniques, religieuses ou linguistiques ;
g)
Participer réellement à l’examen et à l’évaluation des progrès accomplis et des
difficultés rencontrées au cours des trente années d’application de la Déclaration et du
Programme d’action de Beijing ;
4.
Demande aux États de prendre des mesures efficaces pour prévenir et éliminer
sans tarder la violence familiale et pour aider et protéger toutes les victimes et, le cas échéant,
les survivant(e)s, notamment :
a)
D’adopter et d’appliquer des lois interdisant la violence familiale, y compris
les violences physiques, sexuelles, psychologiques et économiques et les menaces
correspondantes, et la violence permise ou amplifiée par l’utilisation des technologies,
de renforcer les lois existantes et d’offrir une protection juridique adaptée à toutes les formes
de violence, dans la sphère privée comme dans la sphère publique, notamment de protéger
des représailles les victimes et témoins qui déposent plainte ou témoignent dans de telles
affaires ;
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GE.24-18730