A/RES/60/139 Notant qu’un grand nombre de femmes originaires de pays en développement et de certains pays en transition, poussées par la pauvreté, le chômage et autres difficultés socioéconomiques, continuent d’aller tenter leur chance dans des pays plus prospères pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, et consciente que les pays d’origine, en coopération avec la communauté internationale, ont le devoir d’essayer de créer des conditions qui offrent à leurs citoyens des emplois et la sécurité économique, Reconnaissant les avantages économiques que les pays d’origine comme les pays de destination tirent de l’emploi de travailleuses migrantes, Profondément inquiète d’apprendre que les travailleuses migrantes continuent de faire l’objet de sévices et d’actes de violence, notamment sexuelle et sexiste, de trafics, de violences conjugales et familiales, d’actes racistes et xénophobes et de pratiques abusives en matière d’emploi, Notant que de nombreuses travailleuses migrantes tendent à être employées dans le secteur non structuré de l’économie à des travaux moins qualifiés que les hommes, ce qui les expose davantage au risque de mauvais traitements et d’exploitation, Soulignant qu’il est nécessaire de disposer d’une information objective, complète et puisée à des sources très diverses, voire d’une base de données pour la recherche et l’analyse, et de procéder à un vaste échange de données d’expérience et d’enseignements acquis par les différents États Membres et la société civile dans la formulation de politiques et de stratégies concrètes pour lutter contre la violence à l’égard des travailleuses migrantes, Encourageant la société civile à continuer de participer à l’élaboration et l’application de mesures appropriées en faveur de partenariats novateurs entre organismes publics, organisations non gouvernementales et autres éléments de la société civile, pour combattre la violence à l’égard des travailleuses migrantes, Ayant conscience que, bien souvent, les travailleuses migrantes réussissent à se déplacer en se procurant de faux papiers et autres documents en fraude et en contractant des mariages fictifs qui les aident à émigrer, que le recours à ces moyens peut être facilité, notamment par l’internet, et que ces travailleuses sont plus exposées aux abus et à l’exploitation, Considérant l’importance de la concertation et de la collaboration bilatérales, régionales, interrégionales et internationales dans les méthodes et les stratégies de protection et de promotion des droits et du bien-être des travailleuses migrantes, Considérant également qu’il importe d’étudier le lien existant entre les migrations et la traite en vue de faire avancer l’action menée pour protéger les travailleuses migrantes contre la violence, la discrimination, l’exploitation et les mauvais traitements, Encouragée par les mesures que certains pays de destination ont prises pour améliorer le sort des travailleuses migrantes résidant sur les territoires relevant de leur juridiction, telle la création de mécanismes de protection des travailleurs migrants, leur facilitant l’accès aux dispositifs permettant de porter plainte ou leur fournissant une aide en cas de poursuites judiciaires, Soulignant l’importance du rôle que les organes conventionnels compétents des Nations Unies jouent dans le contrôle de la mise en œuvre des conventions relatives aux droits de l’homme et les procédures spéciales compétentes, dans le cadre de leurs mandats respectifs, dans la lutte contre la violence à l’égard des 2

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