Intensification de l’action menée pour éliminer
toutes les formes de violence à l’égard des femmes
A/RES/67/144
19. Appelle la communauté internationale, y compris les organismes des
Nations Unies et, en tant que de besoin, les organisations régionales et
sous-régionales, à appuyer les mesures prises à l’échelon national pour promouvoir
l’autonomisation des femmes et l’égalité entre les sexes, en vue de renforcer
l’action menée à ce niveau pour éliminer les violences dirigées contre les femmes et
les filles, notamment en prêtant leur concours aux pays qui le demandent pour
élaborer et mettre à exécution des plans d’action nationaux à cet effet, sous la
forme, par exemple, de l’aide publique au développement ou d’une autre forme
d’aide appropriée, comme la facilitation de la mise en commun des principes
directeurs, des méthodes et des meilleures pratiques, en tenant compte des priorités
nationales ;
20. Insiste sur la contribution que les tribunaux pénaux internationaux
spéciaux et la Cour pénale internationale apportent à l’élimination de l’impunité, en
veillant à ce que les responsables répondent de leurs actes et en punissant les auteurs
de violences à l’encontre des femmes, et demande instamment aux États d’envisager
de ratifier le Statut de Rome de la Cour pénale internationale19, qui est entré en
vigueur le 1er juillet 2002, ou d’y adhérer, à titre prioritaire ;
21. Demande au Comité consultatif interorganisations des programmes du
Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies à l’appui de la lutte contre la
violence à l’égard des femmes, agissant en consultation avec le Réseau
interinstitutions pour les femmes et l’égalité des sexes, de continuer à prodiguer ses
conseils pour la mise en œuvre de la stratégie du Fonds pour 2010-2015 et
d’accroître encore son efficacité comme mécanisme de financement, à l’échelle du
système, de la prévention des violences envers les femmes et les filles sous toutes
leurs formes et de la réparation de leurs effets, ainsi que de prendre dûment en
considération, entre autres choses, les conclusions et recommandations issues de
l’évaluation externe du Fonds ;
22. Souligne que, dans le système des Nations Unies, il faudrait allouer des
ressources adéquates à l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et
l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes) et aux autres organes, institutions
spécialisées, fonds et programmes chargés de promouvoir l’égalité entre les sexes et
les droits de la femme, ainsi qu’aux actions menées dans tout le système pour
prévenir et éliminer les violences faites aux femmes et aux filles, et demande à
l’ensemble des organismes des Nations Unies de dégager l’appui et les ressources
nécessaires ;
23. Souligne également l’importance de la base de données du Secrétaire
général sur les violences faites aux femmes, remercie tous les États qui l’ont
alimentée en fournissant des renseignements, notamment sur leurs politiques et leurs
cadres juridiques respectifs destinés à éliminer ces violences et à en aider les
victimes, encourage vivement tous les États à communiquer régulièrement pour la
base de données des renseignements actualisés, et invite toutes les entités
compétentes des Nations Unies à continuer d’aider les États qui en font la demande
à réunir et à mettre régulièrement à jour l’information pertinente, ainsi qu’à faire
connaître la base de données à tous les acteurs intéressés, y compris la société
civile ;
24. Prend note des travaux consacrés par la Division de statistique du
Département des affaires économiques et sociales du Secrétariat, à la demande de la
Commission de statistique, à l’élaboration de directives destinées à orienter la
production par les États Membres de statistiques sur les violences faites aux
femmes ;
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