Intensification de l’action menée pour éliminer
toutes les formes de violence à l’égard des femmes
A/RES/67/144
améliorant l’éclairage et en aménageant des cours de récréation et un environnement
sûr, en organisant à l’école et dans la communauté des activités de prévention de la
violence et en instituant des sanctions contre les auteurs de violences à l’égard des
filles et en les appliquant ;
m) D’élaborer des programmes d’études non sexistes pour tous les niveaux
d’enseignement et de prendre des mesures concrètes pour veiller à ce que les
matériels éducatifs représentent les hommes et les femmes, les jeunes, les filles et
les garçons dans des rôles avantageux et non stéréotypés ;
n) De favoriser des actions de prévention précoces auprès des familles et
des enfants côtoyant la violence ou risquant de la subir, tels des programmes
apprenant aux parents à élever leurs enfants, afin de réduire le risque de perpétration
de violences ou, pour les victimes, d’en subir à nouveau plus tard, dans leur enfance
ou à l’âge adulte ;
o) De prendre les mesures législatives, administratives, sociales et
éducatives qui s’imposent pour protéger les enfants de toutes les formes de violence
physique ou mentale, des blessures ou des sévices, de l’abandon moral ou du
délaissement, de la maltraitance ou de l’exploitation, notamment des agressions
sexuelles ;
p) De veiller à ce que les mesures législatives, administratives, sociales et
éducatives qui s’imposent soient en place pour mettre fin aux mariages d’enfants et
aux mariages forcés et faire connaître les dommages liés à ces pratiques ;
q) De donner aux femmes, en particulier à celles qui vivent dans la
pauvreté, les moyens d’être indépendantes, notamment en renforçant leur autonomie
économique et en veillant à leur pleine participation à la vie de la société et aux
processus de décision, entre autres choses par une politique sociale et économique
qui leur garantisse le plein accès, sur un pied d’égalité avec les hommes et à tous les
niveaux, à une éducation et à une formation de qualité et à des services publics et
sociaux abordables et adéquats, ainsi que l’égalité d’accès aux ressources
financières et à l’emploi, ainsi que la plénitude et l’égalité des droits de propriété et
d’occupation de biens fonciers et autres, et en prenant d’autres mesures appropriées
pour s’attaquer au problème que pose la proportion croissante de femmes sans abri
ou mal logées, afin qu’elles soient moins vulnérables à la violence ;
r)
De traiter toutes les formes de violence exercées contre les femmes et les
filles comme des infractions pénales punies par la loi, de contribuer, notamment, à
la prévention et à la non-répétition de ces actes, de veiller à ce que les peines soient
proportionnées à la gravité des infractions et d’inscrire dans la législation nationale
les dispositions voulues pour en punir les auteurs et réparer comme il convient les
torts causés aux femmes et aux filles qui en sont les victimes ;
s)
De prendre des mesures efficaces pour empêcher que le consentement ne
devienne un obstacle à la traduction en justice des auteurs de violences envers des
femmes et des filles, tout en veillant à ce que les procédures pénales soient adaptées
au sexe des intéressées, que des garanties et des mesures appropriées, telles des
ordonnances de protection ou d’expulsion visant les auteurs de violences ou des
aides au témoignage, soient en place pour protéger les femmes exposées ou
soumises à des violences et que des mesures adéquates et complètes aient été prises
pour assurer leur réadaptation et leur réinsertion dans la société ;
t)
D’encourager la levée de tous les obstacles qui entravent l’accès des
femmes à la justice et de faire en sorte qu’elles aient toutes accès à une aide
juridique efficace, afin de pouvoir prendre des décisions éclairées au sujet, entre
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