A/HRC/RES/58/29
Accueillant avec satisfaction à cet égard toutes les mesures internationales, régionales
et nationales visant à promouvoir l’entente interreligieuse, interculturelle et
interconfessionnelle et à lutter contre la discrimination fondée sur la religion ou les
convictions, notamment le Processus d’Istanbul relatif à la lutte contre l’intolérance,
la discrimination et l’incitation à la haine ou à la violence fondées sur la religion ou la
conviction, et rappelant l’initiative de la présidence albanaise du Comité des Ministres du
Conseil de l’Europe intitulée « Unis dans la diversité » et celle du Haut-Commissariat des
Nations Unies aux droits de l’homme qui vise à interdire l’apologie de la haine nationale,
raciale ou religieuse en ce qu’elle constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité et
à la violence,
1.
Se déclare vivement préoccupé par la persistance de graves stéréotypes
malveillants, du profilage négatif et de la stigmatisation dont certaines personnes sont l’objet
en raison de leur religion ou de leurs convictions, et par les programmes et projets
d’organisations et groupes extrémistes visant à créer ou à perpétuer des stéréotypes négatifs
concernant certains groupes religieux, en particulier lorsqu’ils sont tolérés par les autorités ;
2.
Constate avec préoccupation que, dans le monde entier, le nombre de
manifestations d’intolérance religieuse et de discrimination et la violence qui y est associée
continuent d’augmenter et que les stéréotypes négatifs visant certaines personnes en raison
de leur religion ou de leurs convictions continuent de se répandre, condamne dans ce contexte
toute apologie de la haine religieuse qui constitue une incitation à la discrimination,
à l’hostilité ou à la violence, et exhorte les États à prendre des mesures efficaces pour faire
face à ces manifestations et les réprimer, comme le prévoit la présente résolution et dans le
droit fil des obligations mises à leur charge par le droit international des droits de l’homme ;
3.
Condamne résolument tout appel à la haine religieuse qui constitue une
incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence, qu’il soit exprimé dans la presse
écrite, dans les médias audiovisuels ou électroniques ou par tout autre moyen ;
4.
Salue les initiatives internationales, régionales et nationales visant à
promouvoir l’entente interreligieuse, interculturelle et interconfessionnelle et à lutter contre
la discrimination fondée sur la religion ou les convictions, en particulier les réunions
d’experts organisées à Washington, Londres, Genève, Doha, Djeddah (Arabie saoudite),
Singapour et La Haye, et celles organisées en ligne par le Pakistan, dans le cadre du Processus
d’Istanbul relatif à la lutte contre l’intolérance, la discrimination et l’incitation à la haine ou
à la violence fondées sur la religion ou la conviction, pour examiner la mise en application
de sa résolution 16/18 ;
5.
Prend note des mesures prises par le Haut-Commissariat des Nations Unies
aux droits de l’homme et des quatre ateliers régionaux qui se sont tenus en Autriche, au Chili,
au Kenya et en Thaïlande sur des thèmes distincts mais connexes, ainsi que du dernier atelier
organisé au Maroc et du document final qui en est issu, le Plan d’action de Rabat sur
l’interdiction de l’appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation
à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence, y compris les recommandations et
conclusions qui y figurent ;
6.
Considère que le débat public et ouvert et le dialogue interconfessionnel et
interculturel aux niveaux local, national et international peuvent compter parmi les meilleures
défenses contre l’intolérance religieuse et contribuer au renforcement de la démocratie et à
la lutte contre la haine religieuse, et est convaincu que la poursuite du dialogue sur ces
questions peut contribuer à dissiper les idées fausses ;
7.
Prend note de la déclaration que le Secrétaire général de l’Organisation de la
Conférence islamique a faite à sa quinzième session et s’appuie sur l’appel qu’il a lancé aux
États afin que ceux-ci prennent les mesures ci-après propres à favoriser un climat de tolérance
religieuse, de paix et de respect sur leur territoire :
a)
Encourager la création de réseaux collaboratifs visant à favoriser la
compréhension mutuelle, à faciliter le dialogue et à susciter une action constructive tendant
vers des objectifs communs et l’obtention de résultats concrets, par exemple sous la forme
d’un appui à des projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la prévention des
conflits, de l’emploi, de l’intégration et de l’éducation aux médias ;
GE.25-05579
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