A/HRC/RES/58/29
b)
Doter les autorités d’un mécanisme chargé, notamment, de repérer les tensions
potentielles entre membres de différentes communautés religieuses et de les contenir,
et favoriser la prévention des conflits et la médiation ;
c)
Encourager la formation des agents de l’État à des stratégies efficaces de
communication ;
d)
Encourager les efforts déployés par les dirigeants pour examiner avec les
membres de leurs communautés les causes de la discrimination et élaborer des stratégies
propres à y remédier ;
e)
Dénoncer l’intolérance, y compris l’appel à la haine religieuse qui constitue
une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence ;
f)
Prendre des mesures pour incriminer l’incitation à la violence imminente
fondée sur la religion ou les convictions ;
g)
Comprendre qu’il faut lutter contre le dénigrement et les stéréotypes négatifs
fondés sur la religion et contre l’incitation à la haine religieuse en adoptant des stratégies
coordonnées aux niveaux local, national, régional et international, et notamment en prenant
des mesures d’information et de sensibilisation ;
h)
Prendre conscience que le débat ouvert, constructif et respectueux et le
dialogue interconfessionnel et interculturel aux niveaux local, national et international
peuvent jouer un rôle positif dans la lutte contre la haine religieuse, l’incitation à la haine et
la violence ;
8.
Demande à tous les États :
a)
De prendre des mesures efficaces pour que, dans l’exercice de leurs fonctions,
les agents de la fonction publique ne se livrent à aucune forme de discrimination fondée sur
la religion ou la conviction ;
b)
D’encourager la liberté religieuse et le pluralisme religieux en donnant aux
membres de toutes les communautés religieuses la possibilité de manifester leur religion et
de contribuer ouvertement à la société, dans des conditions d’égalité ;
c)
De favoriser la représentation et la véritable participation de toutes les
personnes, quelle que soit leur religion, dans tous les secteurs de la société ;
d)
De lutter énergiquement contre le profilage religieux, qui consiste en
l’utilisation discriminatoire de la religion par les forces de l’ordre pour justifier des
interrogatoires, des fouilles et d’autres mesures d’enquête ;
9.
Engage les États à envisager de communiquer des renseignements à jour sur
les activités qu’ils mènent à ce sujet dans les rapports qu’ils soumettent périodiquement au
Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ;
10.
Demande aux États d’adopter des mesures et des politiques visant à
promouvoir le plein respect et la protection des lieux de culte, des sites religieux,
des cimetières et des sanctuaires et de prendre les mesures qui s’imposent en cas de risque de
vandalisme ou de destruction ;
11.
Prend note du rapport que le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits
de l’homme a soumis en application de sa résolution 52/38, dans lequel les réponses des États
sont résumées1, ainsi que des conclusions formulées sur la base de ces réponses ;
12.
Souligne que pour lutter contre l’intolérance religieuse, il est urgent de mettre
en application tous les volets du plan d’action exposé aux paragraphes 7 et 8, en leur
accordant la même attention et la même importance ;
13.
Prie le Haut-Commissaire d’établir et de lui soumettre, à sa soixante et unième
session, un rapport complet contenant des conclusions détaillées fondées sur les informations
fournies par les États au sujet des efforts que ceux-ci déploient et des mesures qu’ils prennent
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A/HRC/55/74.
GE.25-05579