Participation des femmes au développement
A/RES/72/234
la traite des êtres humains, la violence sexuelle, l’exploitation et les pratiques
traditionnelles néfastes ; et demande aux gouvernements et à la communauté
internationale de renforcer d’urgence les mesures visant à atteindre l’objectif de
l’accès universel à des programmes complets de prévention, de traitement, de soins
et de soutien et à mettre fin à l’épidémie de VIH et de sida d’ici à 2030 ;
18. Engage les gouvernements et tous les secteurs de la société à promouvoir
des stratégies de prévention et de maîtrise des maladies non transmissibles définies
sur la base de données dûment ventilées, notamment par sexe et par âge, de façon à
tenir compte des différences notables concernant l’incidence de ces maladies, qui
sont en progression rapide, notamment les maladies cardiovasculaires, les cancers,
les maladies respiratoires chroniques et le diabète, et touchent tout le monde, quels
que soient l’âge, le sexe, la race ou le niveau de revenu, comme indiqué dans la
Déclaration politique adoptée à l’issue de sa Réunion de haut niveau sur la
prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles 17, et constate que les
personnes en situation vulnérable, en particulier dans les pays en développement,
portent une part excessive du fardeau et que ces maladies touchent les hommes et
les femmes de façon différente, notamment parce que ce sont les femmes qui
assument la plus grande charge des soins ;
19. S’inquiète vivement de ce que la santé maternelle reste un des domaines
où les inégalités sont les plus marquées dans le monde et de ce que les progrès
accomplis en matière de santé maternelle, néonatale et infantile sont inégaux,
demande donc aux États de tenir les engagements qu’ils ont pris de prévenir et
réduire la mortalité et la morbidité maternelles, néonatales et infantiles, et salue à
cet égard les engagements pris à l’appui de la Stratégie mondiale pour la santé de la
femme, de l’enfant et de l’adolescent (2016–2030), ainsi que les initiatives
nationales, régionales et internationales qui contribuent à réduire la mortalité
maternelle et le nombre de décès de nouveau-nés et d’enfants de moins de 5 ans ;
20. Engage les gouvernements à investir, avec l’appui de leurs partenaires de
développement, dans des projets d’infrastructure et autres, visant notamment à
assurer l’approvisionnement en eau et l’assainissement dans les zones rurales et les
quartiers de taudis, en vue d’améliorer les conditions sanitaires et le bien -être et
d’alléger la tâche qui incombe aux femmes et aux filles, afin que celles-ci aient plus
de temps et d’énergie à consacrer à des activités productives, y compris la création
d’entreprises ;
21. Se déclare vivement préoccupée par le fait que l’absence d’installations
sanitaires adéquates ainsi que d’autres problèmes connexes, tels que la pénurie et
l’insalubrité de l’eau, pénalisent surtout les femmes et les filles, notamment en les
empêchant de travailler et de fréquenter l’école, et les rendent plus vulnérables à la
violence, et appelle à cet égard à redoubler d’efforts pour assurer des services
d’assainissement à tous et mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une
attention particulière aux femmes et aux filles, par des actions visant à assurer
l’accès à des systèmes d’assainissement et des installations sanitaires permettant
également de gérer l’hygiène menstruelle ;
22. Demande instamment à tous les gouvernements d’éliminer la
discrimination à l’égard des femmes et des filles dans le domaine de l’éducation en
veillant à ce qu’elles aient accès au même titre que les hommes et les garçons et en
toute sécurité à tous les niveaux d’enseignement, notamment la formation technique
et professionnelle, les études de troisième cycle et l’enseignement non scolaire, et
en les encourageant à s’instruire, y compris dans les domaines des affaires, du
commerce, de l’administration, des technologies de l’information et des
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Résolution 66/2, annexe.
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