Intensifier l’action engagée pour en finir avec la fistule obstétricale
A/RES/71/169
Se félicitant également des partenariats noués par les parties prenantes à tous
les niveaux dans le but d’appréhender les multiples facteurs qui influent sur la santé
maternelle, néonatale et infantile, en étroite coordination avec les États Membres et
en fonction de leurs besoins et priorités, et se félicitant en outre, à cet égard, des
engagements pris en vue d’accélérer, d’ici à 2030, la réalisation des objectifs de
développement durable relatifs à la santé,
1.
Réaffirme l’engagement pris par les États Membres d’atteindre les
objectifs de développement durable à l’horizon 2030, et estime que l’action
entreprise pour éliminer la fistule obstétricale en l’espace d’une génération
contribuera à la réalisation desdits objectifs d’ici à 2030, notamment les
objectifs 3 et 5;
2.
Constate que les problèmes étroitement liés que sont la pauvreté,
l’absence de services de santé ou la difficulté d’y accéder ainsi que les grossesses
précoces, les mariages d’enfants et les mariages précoces et forcés sont des causes
foncières de la fistule obstétricale, que la pauvreté et l’inégalité, notamment
l’inégalité entre les sexes, demeurent les principaux facteurs de risque sociaux et
qu’il faut impérativement éliminer la pauvreté si l’on veut répondre aux besoins des
femmes et des filles et leur donner les moyens d’exercer leurs droits, et invite les
États à entreprendre, en collaboration avec la communauté internationale, de
remédier plus rapidement à cette situation;
3.
Souligne qu’il est nécessaire de s’attaquer aux phénomènes sociaux qui
expliquent la prévalence de la fistule obstétricale, comme la pauvreté, le manque ou
le niveau insuffisant d’éducation des femmes et des filles, le fait que celles -ci ne
bénéficient pas de services de santé, notamment de services de santé sexuelle et
procréative, les grossesses précoces, les mariages d’enfants et les mariages précoces
et forcés et le peu de considération accordée aux femmes et aux filles dans la
société;
4.
Demande aux États de faire le nécessaire pour garantir aux femmes et
aux filles l’exercice de leur droit de jouir du meilleur état de santé possible, y
compris en matière de santé sexuelle et procréative, ainsi que de leurs droits en
matière de procréation, conformément au Programme d’action de la Conférence
internationale sur la population et le développement 3 , au Programme d’action de
Beijing 14 et aux textes issus de leurs conférences d’examen, de se doter de systèmes
de santé et de services sociaux viables, d’y donner accès de façon universelle et sans
discrimination, de prêter une attention particulière à la qualité de l’alimentation et
de la nutrition, à l’eau et à l’assainissement et à l’information en matière de
planification familiale, de donner aux femmes les moyens de leur autonomie, de
développer leurs connaissances et d’être mieux informées, et d’assurer un accès
équitable à des soins prénatals et périnatals de bonne qualité pour prévenir la fistule
obstétricale et lutter contre les inégalités en matière de santé, ainsi qu’à des soins
postnatals pour dépister et traiter rapidement les cas de fistule ;
5.
Demande également aux États de garantir, au moyen de plans, stratégies
et programmes nationaux, la répartition équitable des services de santé, en
particulier les soins obstétricaux et néonatals d’urgence et les services
d’accoucheurs qualifiés, de traitement de la fistule obstétricale et de planification
familiale, qui puissent être assurés dans des délais raisonnab les et auxquels l’accès
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Rapport de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, Beijing, 4 -15 septembre 1995
(publication des Nations Unies, numéro de vente : F.96.IV.13), chap. I, résolution 1, annexe II.
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