Droits de l’enfant A/RES/67/152 de conflit armé 24 , dont il convient d’étudier les recommandations avec soin, en tenant pleinement compte des vues des États Membres, Reconnaissant le rôle important que jouent les structures gouvernementales nationales mises au service des enfants, y compris, là où ils existent, les ministères et institutions chargés des questions relatives à l’enfance, à la famille et à la jeunesse, ainsi que les médiateurs indépendants pour les enfants ou autres institutions nationales de promotion et de protection des droits de l’enfant, Consciente que c’est à la famille qu’il incombe au premier chef d’élever et de protéger les enfants et que ceux-ci, pour l’épanouissement complet et harmonieux de leur personnalité, doivent grandir dans un cadre familial et dans une atmosphère de bonheur, d’amour et de compréhension, Réaffirmant que les États parties à la Convention relative aux droits de l’enfant doivent prendre toutes les mesures législatives, administratives et autres qui sont nécessaires pour mettre en œuvre les droits reconnus dans la Convention, Prenant note avec satisfaction du travail de promotion et de protection des droits de l’enfant accompli par tous les organes, entités, organisations et organismes compétents des Nations Unies, dans le cadre de leurs attributions respectives, et par les titulaires de mandats relevant des procédures spéciales de l’Organisation des Nations Unies, ainsi que par les organisations régionales, le cas échéant, et les organisations intergouvernementales compétentes, et consciente du rôle utile que joue la société civile, y compris les organisations non gouvernementales, Constatant avec une profonde inquiétude que la crise financière et économique mondiale a une influence néfaste sur la situation des enfants dans de nombreuses régions du monde, et réaffirmant que l’élimination de la pauvreté, dont elle mesure bien l’incidence au-delà du contexte socioéconomique, reste le défi le plus grave que le monde ait à relever aujourd’hui, Constatant de même avec une profonde inquiétude que, dans bien des régions d’un monde de plus en plus interdépendant, la situation des enfants demeure critique en raison de la persistance de la pauvreté, des inégalités sociales, des mauvaises conditions socioéconomiques, des pandémies – VIH/sida, paludisme et tuberculose en particulier –, des maladies non transmissibles, du manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, de la dégradation de l’environnement, des catastrophes naturelles, des conflits armés, de l’occupation étrangère, des déplacements de population, de la violence, du terrorisme, de la maltraitance, de la traite d’enfants et du trafic de leurs organes, de toutes les formes d’exploitation, de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales et de la prostitution des enfants, de la pédopornographie et du tourisme sexuel pédophile, de l’abandon moral, de l’analphabétisme, de la faim, de l’intolérance, de la discrimination, du racisme, de la xénophobie, de l’inégalité entre les sexes, des handicaps et du manque de protection juridique, et convaincue qu’une action efficace s’impose d’urgence aux niveaux national et international, Vivement préoccupée par le fait que, malgré la reconnaissance de son droit de donner librement son avis sur toutes les questions qui l’intéressent et compte tenu du développement de ses capacités, l’enfant n’est que rarement consulté sérieusement sur ces questions et associé à leur règlement, à cause de divers _______________ 24 A/67/256. 3/15

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