A/HRC/RES/57/6 Rappelant la Déclaration des Nations Unies sur l’éducation et la formation aux droits de l’homme, la Déclaration de principes sur la tolérance de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, et la résolution 88 de la Conférence mondiale de développement des télécommunications de l’Union internationale des télécommunications, dans laquelle la Conférence a pris note du Plan d’action de la Coalition pour le numérique « Partner2Connect », Rappelant également la proclamation par la Conférence générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, à sa quarantième session, de la Journée internationale contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire, y compris le cyberharcèlement, qui doit être célébrée chaque année le premier jeudi du mois de novembre, Prenant note des mesures pertinentes prises aux niveaux international, régional et local et des efforts déployés pour prévenir et combattre le cyberharcèlement, et saluant le travail de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, du Fonds des Nations Unies pour l’enfance et de la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence contre les enfants sur la question de la lutte contre le cyberharcèlement, Sachant qu’il faut encourager l’adoption d’une politique de tolérance zéro à l’égard de toutes les formes de violence dont les personnes handicapées, y compris les enfants, sont la cible dans l’environnement numérique, conformément aux obligations imposées aux États par le droit international des droits de l’homme, Sachant également que le harcèlement, y compris le cyberharcèlement, peut prendre des formes à la fois directes et indirectes, allant d’actes de violence et d’agression physiques, verbales, sexuelles et relationnelles à l’exclusion sociale, y compris entre pairs, qui peuvent causer un préjudice physique, psychologique et social, que − même si les chiffres varient d’un pays à l’autre − le harcèlement, en ligne ou en personne, a des conséquences négatives sur la réalisation des droits humains, notamment des droits de l’enfant, et sont l’une des principales préoccupations des enfants, et qu’un pourcentage élevé d’enfants en est victime et qu’il compromet leur santé, leur bien-être émotionnel et leurs résultats scolaires, et considérant qu’il faut prévenir et éliminer le harcèlement entre enfants et subi par les enfants, Sachant en outre que le cyberharcèlement peut se définir comme un acte intentionnel perpétré contre une victime par un individu ou un groupe au moyen de formes de communication électroniques, généralement de manière répétée et prolongée, et qui se caractérise souvent par un déséquilibre de pouvoir, Considérant que, si le cyberharcèlement présente des similitudes avec le harcèlement hors ligne, le combattre suppose l’adoption de nouvelles approches, car il présente des défis inédits, comme le fait qu’il se produise sur différents supports et plateformes, la possibilité d’une diffusion plus rapide, un public plus large et une dynamique de la violence qui ne serait pas possible en personne, Sachant que le cyberharcèlement peut causer de graves préjudices aux victimes, qui peuvent ressentir de l’anxiété, de la peur, de la détresse, de la confusion, de la colère, de l’insécurité, une baisse de l’estime de soi et une grande honte et même avoir des pensées suicidaires, et qu’il peut se caractériser par une rapidité, une ampleur et une permanence plus grandes que le harcèlement hors ligne, Sachant également que les personnes handicapées peuvent subir des formes multiples et croisées de discrimination et de violence, y compris une discrimination fondée sur la race, l’âge, le genre, le handicap, l’état de santé, l’ascendance, l’origine nationale ou ethnique, le statut migratoire, la religion, le milieu économique et social ou toute autre situation, Notant avec préoccupation que les personnes handicapées qui sont en situation de vulnérabilité ou de marginalisation, qui sont victimes de stigmatisation, de discrimination ou d’exclusion, sont particulièrement susceptibles d’être harcelées, tant en personne qu’en ligne, 2 GE.24-18691

Sélectionner le paragraphe cible3