A/HRC/RES/57/6 Sachant que les personnes handicapées sont beaucoup plus susceptibles d’être victimes de cyberharcèlement que les personnes non handicapées et qu’elles sont exposées de manière disproportionnée au risque de faire l’objet de discours haineux, de violence et d’abus dans les environnements numériques, ce qui contribue à leur exclusion et à leur maltraitance, Sachant également que le cyberharcèlement comporte souvent une dimension de genre et va de pair avec la violence et les stéréotypes sexuels et fondés sur le genre qui touchent les personnes handicapées, en particulier les enfants, Réaffirmant le droit à la vie privée, en vertu duquel nul ne peut être l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, et le droit à la protection de la loi contre de telles immixtions, et conscient que l’exercice du droit à la vie privée est important aux fins de la réalisation d’autres droits de l’homme, dont le droit à la liberté d’expression, le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et le droit à la liberté de réunion pacifique et d’association, et qu’il est l’un des fondements d’une société démocratique, Sachant que la promotion, la protection et le respect du droit à la vie privée sont essentiels pour prévenir la violence, y compris les violences sexuelles et fondées sur le genre, les mauvais traitements et le harcèlement sexuel, en particulier contre les femmes, les enfants et les personnes handicapées, ainsi que toutes les formes de discrimination, qui peuvent se produire en ligne et qui comprennent le cyberharcèlement et la traque en ligne, Sachant également que les personnes handicapées, y compris les enfants, peuvent être particulièrement exposées aux risques en ligne, y compris le cyberharcèlement, et qu’il est nécessaire de prendre des mesures pour que l’environnement numérique, y compris les informations sur la sécurité, les stratégies de protection et les services et forums qui s’y rapportent soient accessibles et sûrs, en gardant à l’esprit qu’il importe de lutter contre les préjugés qui pourraient conduire à une surprotection ou à l’exclusion, Sachant en outre que le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée entravent gravement l’exercice des droits de l’homme et nécessitent donc une réponse globale, en ligne et hors ligne, qui puisse contribuer à la prévention et à l’élimination de toutes les formes d’exploitation, de violence, d’abus et de harcèlement, y compris dans les environnements numériques, notamment le cyberharcèlement, Soulignant que la lutte contre le cyberharcèlement devrait s’appuyer sur les obligations juridiques imposées par le droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, ainsi que sur les engagements pris en la matière, et ne devrait pas ouvrir la voie à des ingérences injustifiées dans l’exercice des droits humains, Conscient qu’à l’heure actuelle, la question du cyberharcèlement envisagée sous l’angle du handicap est mal connue et qu’il importe de disposer d’informations pertinentes sous des formes accessibles, et réaffirmant que les efforts visant à lutter contre le cyberharcèlement des personnes handicapées doivent reposer sur une conception et un développement réfléchis et inclusifs et promouvoir l’autonomie, le choix et le pouvoir d’action des personnes handicapées, notamment par la mise à la disposition de ces personnes de ressources et de services de soutien adaptés et accessibles, Sachant que les personnes qui ont certaines formes de handicap, en particulier celles qui ont un handicap psychosocial ou cognitif, peuvent avoir des difficultés particulières à comprendre quels sont les comportements appropriés à adopter en ligne et à interpréter les nuances de la communication en ligne et que, associées à la stigmatisation sociale et aux tabous, ces difficultés peuvent renforcer une tendance plus large à la sous-déclaration des cas de cyberharcèlement de la part des personnes handicapées comme des personnes non handicapées, Sachant également qu’il incombe à l’État de protéger les personnes handicapées contre toutes formes d’exploitation, de violence et de maltraitance, y compris leurs aspects fondés sur le genre, et contre le cyberharcèlement et, à cette fin, de prendre toutes les mesures législatives, administratives, sociales, éducatives et autres qui s’imposent, GE.24-18691 3

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