A/RES/62/215
99. Réaffirme le paragraphe 119 de sa résolution 61/222 concernant l’approche
écosystémique des océans, y compris les éléments proposés d’une telle approche, les
moyens de mise en œuvre et les conditions à remplir pour l’améliorer, et à cet égard :
a)
Constate que la poursuite de la dégradation de l’environnement dans de
nombreuses régions du monde et les utilisations concurrentes de plus en plus
nombreuses nécessitent de prendre d’urgence des mesures et de déterminer les
priorités des stratégies d’intervention destinées à préserver l’intégrité des
écosystèmes ;
b)
Note que des approches écosystémiques de la gestion des océans devraient
mettre l’accent sur la gestion des activités humaines de façon à préserver et, si
nécessaire, à rétablir la santé des écosystèmes afin qu’ils puissent assurer une offre de
biens et de services, contribuer sur les plans social et économique à la sécurité
alimentaire, assurer des moyens de subsistance à l’appui des objectifs internationaux
de développement, y compris ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire, et
conserver la diversité biologique du milieu marin ;
c)
Rappelle que les États devraient se fonder, lors de la mise en œuvre
d’approches écosystémiques, sur un certain nombre d’instruments existants, en
particulier la Convention qui définit le cadre juridique de toutes les activités menées
dans les mers et les océans, et ses Accords d’application, ainsi que d’autres
engagements, tels que ceux énoncés dans la Convention sur la diversité biologique et
l’appel lancé lors du Sommet mondial sur le développement durable en faveur de
l’adoption d’une approche écosystémique d’ici à 2010 ;
d)
Encourage les États à coopérer et à coordonner leurs efforts et à adopter,
individuellement ou conjointement, selon le cas, toute mesure conforme au droit
international, y compris à la Convention et à d’autres instruments applicables,
destinée à remédier aux atteintes aux écosystèmes marins dans la zone relevant de la
juridiction nationale et au-delà, et compte tenu de l’intégrité des écosystèmes
concernés ;
100. Invite les États, notamment ceux qui sont avancés sur le plan
technologique et dans le domaine marin, à étudier les moyens de coopérer plus
étroitement avec les pays en développement, particulièrement les pays les moins
avancés et les petits États insulaires en développement, ainsi qu’avec les États côtiers
d’Afrique, en vue de mieux intégrer le développement effectif et durable du secteur
marin dans les politiques et les programmes nationaux de développement ;
101. Encourage les organisations internationales compétentes, le Programme
des Nations Unies pour le développement, la Banque mondiale et d’autres organismes
de financement à envisager d’élargir leurs programmes d’assistance aux pays en
développement, dans leurs domaines de compétence respectifs, et à coordonner leur
action, notamment en ce qui concerne les allocations du Fonds pour l’environnement
mondial ;
102. Prend note des informations communiquées par le Secrétaire général au
sujet de l’étude sur l’assistance disponible pour les pays en développement, en
particulier les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement,
ainsi que les États côtiers d’Afrique, et les mesures que ces pays peuvent prendre pour
tirer parti d’une exploitation durable et effective des ressources marines et de
l’utilisation des océans dans les limites de leur juridiction nationale, qui doit lui être
présentée à sa soixante-troisième session conformément au paragraphe 88 de la
résolution 61/222, exhorte les États et les organisations internationales compétentes,
de même que les organismes mondiaux et régionaux de financement à fournir de
19