A/RES/62/215
Se disant de nouveau préoccupée par les incidences néfastes sur le milieu marin
et la diversité biologique, en particulier les écosystèmes marins vulnérables, y compris
les récifs coralliens, des activités de l’homme telles que la surexploitation des
ressources biologiques marines, les pratiques de pêche destructrices, l’impact
physique des navires, les invasions d’espèces allogènes et la pollution du milieu
marin, quelle qu’en soit l’origine, notamment celle produite par des activités terrestres
ou par des navires, causée en particulier par les rejets illicites d’hydrocarbures et
autres substances nocives, par la perte ou l’abandon de matériel de pêche ou par
l’immersion de déchets, notamment de déchets dangereux comme les matières
radioactives, les déchets nucléaires et les produits chimiques dangereux,
Se déclarant gravement préoccupée par les effets néfastes, actuels et prévus, des
changements climatiques anthropiques et naturels sur le milieu marin et la diversité
biologique marine,
Se déclarant également gravement préoccupée par la vulnérabilité de
l’environnement et la fragilité des écosystèmes des régions polaires, notamment
l’océan Arctique et la calotte glaciaire arctique, qui seront tout particulièrement
touchés par les effets néfastes prévus du changement climatique,
Encourageant les États à continuer de contribuer aux efforts spécifiques
déployés dans le cadre de l’Année polaire internationale afin d’améliorer les
connaissances portant sur les régions polaires en renforçant la coopération
scientifique,
Consciente de la nécessité d’une approche plus intégrée et du besoin d’étudier
de manière plus approfondie et de promouvoir une coopération et une coordination
accrues en matière de conservation et d’exploitation durable de la diversité biologique
marine au-delà des zones relevant de la juridiction nationale,
Sachant que la coopération internationale, l’assistance technique,
l’enrichissement des connaissances scientifiques ainsi que la disponibilité de
financement et le renforcement des capacités peuvent aider à mieux tirer parti de la
Convention,
Consciente de l’importance de relevés hydrographiques et de la cartographie
marine pour la sécurité de la navigation et de la vie en mer, la protection de
l’environnement, y compris les écosystèmes marins vulnérables, ainsi que pour les
transports maritimes mondiaux, et reconnaissant à cet égard que l’emploi croissant de
la cartographie marine électronique n’est pas seulement très utile pour la sûreté de la
navigation et la gestion des mouvements des navires, mais fournit aussi des données et
informations qui peuvent servir à une exploitation durable des pêcheries et à d’autres
modes d’exploitation du milieu marin, à la délimitation des frontières maritimes et à la
protection de l’environnement,
Notant avec préoccupation la persistance du problème de la criminalité
transnationale organisée et des activités qui compromettent la sûreté et la sécurité de
la navigation maritime, telles que la piraterie, les vols à main armée commis en mer,
la contrebande, les actes terroristes contre des navires, des installations au large et
d’autres intérêts maritimes, et notant les effets déplorables de ces activités que sont les
pertes en vies humaines et les répercussions sur le commerce international, la sécurité
énergétique et l’économie mondiale,
Notant qu’il importe de fixer la limite extérieure du plateau continental au-delà
de 200 milles marins et qu’il est dans l’intérêt général de la communauté
internationale que les États dotés d’un plateau continental s’étendant au-delà de
200 milles marins soumettent des informations sur la limite extérieure du plateau
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