Droits des peuples autochtones
A/RES/79/159
pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle de l’État ; et garantir
leur droit de participer à la prise de décision sur des questions qui peuvent avoir une
incidence sur leurs droits, en fonction du droit applicable et conformément aux
obligations internationales en matière de droits humains,
Réaffirmant que la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19) a été l’un
des plus grands défis mondiaux, et notant avec une profonde inquiétude les effets de
la pandémie sur les personnes et les groupes de la société, en particulier les peuples
autochtones, sur les pertes en vies humaines, la santé, la santé mentale et le bien-être,
sur l’exercice des droits humains et dans toutes les sphères de la société, notamment
en ce qui concerne l’accès aux moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la
nutrition, et l’éducation, l’aggravation de la pauvreté et de la faim, les perturbations
de l’économie, du commerce, des sociétés et de l’environnement, effets qui touchent
de manière disproportionnée les groupes de population pauvres, vulnérables et
marginalisés, ainsi que les femmes et les filles,
Sait qu’il faut adapter les sciences, la technologie et l’innovation aux contextes
et aux besoins des peuples autochtones, dans le respect du principe du consentement
préalable, libre et éclairé, en favorisant les synergies entre les sciences et la
technologie et les savoirs, systèmes, pratiques et capacités autochtones,
Profondément préoccupée par la montée de la discrimination, des discours de
haine, de la stigmatisation, du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie
et de l’intolérance qui y est associée, notamment à l’égard des peuples autochtones,
phénomènes exacerbés par la pandémie de COVID-19, et soulignant la nécessité de
lutter contre ceux-ci, d’une manière compatible avec le droit international des droits
humains, dans le cadre des mesures prises face à la COVID -19 et d’autres urgences
sanitaires,
Condamnant les cas de menace, de harcèlement, de représailles et de meurtre
contre des peuples autochtones, en particulier des femmes et des filles, et des
personnes handicapées, souvent en toute impunité, ainsi que l’invasion des terres, les
expulsions arbitraires et d’autres pratiques violentes,
Condamnant également l’augmentation des cas d’intimidation, de harcèlement
et de représailles à l’égard des défenseurs autochtones des droits humains et des
dirigeants autochtones, y compris les femmes autochtones, ainsi que des représentants
des peuples autochtones participant aux réunions de l’Organisation des Nations Unies
et des titulaires de mandats au titre des procédures spéciales œuvrant en faveur des
droits des peuples autochtones, et se déclarant préoccupée par la pratiq ue de certains
pays, y compris ceux qui accueillent des réunions sur les questions autochtones,
consistant à retarder ou à refuser intentionnellement ou de manière discriminatoire
l’octroi de visas d’entrée aux titulaires de mandats au titre des procédures spéciales
ou aux représentants des peuples autochtones, ou à leur appliquer des restrictions
supplémentaires en matière de voyage qui les empêchent, entre autres, de participer
aux réunions ou d’en repartir,
Ayant à l’esprit les moyens d’intervention énoncés dans le Pacte mondial pour
des migrations sûres, ordonnées et régulières 16 , dont les États Membres peuvent
s’inspirer, notamment pour répondre aux besoins des migrants en situation de
vulnérabilité, y compris les peuples autochtones,
Notant l’importance que revêtent pour les femmes et les filles autochtones la
Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et la Convention
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24-24152
Résolution 73/195, annexe.
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