Droits des peuples autochtones
A/RES/79/159
particulier dans les domaines des services de santé de qualité, de l’éducation inclusive
et de qualité, de l’emploi productif et du travail décent, ainsi que de la transmission
des langues, des pratiques et traditions spirituelles et religieuses et des sav oirs
traditionnels, scientifiques et techniques, et consciente qu’il faut prendre des mesures
pour favoriser la connaissance et la compréhension de leurs droits,
Reconnaissant l’importance de l’Année internationale des langues autochtones
et de la Décennie internationale des langues autochtones, dont l’objectif est d’appeler
l’attention sur le risque de disparition des langues autochtones et sur l’impérieuse
nécessité de préserver, de revitaliser et de promouvoir ces langues, y compris la
langue des signes, et de prendre sans délai de nouvelles mesures à cette fin aux
niveaux national et international, en tenant compte des difficultés liées à la grande
diversité linguistique, notamment à la promotion, à la traduction et à l’interprétation
des instruments internationaux en langues autochtones,
Soulignant qu’il importe de préserver, de revitaliser et de promouvoir les
langues autochtones afin de donner des moyens d’action à celles et ceux qui les
emploient – locuteurs et utilisateurs de langue des signes – et de préserver les
cultures, les traditions et les connaissances des peuples autochtones, et prenant note
des contributions positives que le numérique peut apporter à cet égard,
Considérant l’importante contribution des peuples autochtones au traitement de
nombreuses questions préoccupant la communauté internationale,
Considérant que les personnes autochtones ont droit à la vie, à l’intégrité
physique et mentale, à la liberté et à la sécurité de la personne, et que les peuples
autochtones ont le droit, à titre collectif, de vivre dans la liberté, la paix et la sécurité,
comme énoncé dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples
autochtones, et soulignant l’importance du maintien d’un dialogue véritable avec les
peuples autochtones dans les négociations d’accords de paix, les processus de justice
transitionnelle, le règlement des conflits, la médiation et les arrangements
constructifs,
Considérant également qu’il importe pour les peuples autochtones de revitaliser,
d’utiliser, d’enrichir et de transmettre aux générations futures leur histoire, leurs
langues, leurs traditions orales, leurs cultures, leurs savoirs, leur philosophie, leur
système d’écriture et leur littérature,
Prenant note de la résolution 76.16 du 30 mai 2023, intitulée « La santé des
peuples autochtones » 22, dans laquelle l’Assemblée mondiale de la Santé rappelle des
principes sur la question énoncés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits
des peuples autochtones, réaffirme que les peuples autochtones ont le droit d’utiliser
leur pharmacopée traditionnelle et de conserver leurs pratiques médicales, notamment
de préserver leurs plantes médicinales d’intérêt vital, et réaffirme également que les
autochtones ont le droit d’accéder, sans aucune discrimination, à tous les services
sociaux et sanitaires,
Constatant avec une profonde préoccupation que, dans de nombreux contextes,
le taux de suicide est considérablement plus élevé chez les peuples autochtones, en
particulier parmi les jeunes et les enfants autochtones, que dans l’ensemble de la
population, et sachant qu’il faut encourager l’adoption d’une approche holistique du
bien-être social et émotionnel en mettant en valeur les liens avec la terre, la culture,
la spiritualité et l’ascendance, en plus de l’accès aux services de santé mentale et au
soutien psychosocial,
Gardant à l’esprit qu’il importe de promouvoir le respect des droits des enfants
autochtones et en particulier d’éliminer les pires formes de travail des enfants,
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Voir Organisation mondiale de la Santé, document WHA76/2023/REC/1.
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