A/RES/55/92
Ayant à l’esprit l’état de vulnérabilité dans lequel se trouvent fréquemment les
migrants, en raison, notamment, du fait qu’ils ne sont pas dans leur pays d’origine et
qu’ils rencontrent des difficultés dues à des différences de langue, de coutumes et de
culture, ainsi que les entraves d’ordre économique et social qui font obstacle au
retour des migrants sans papiers ou en situation irrégulière dans leur pays d’origine,
Ayant également à l’esprit la nécessité d’une approche ciblée et cohérente à
l’égard des migrants en tant que groupe vulnérable particulier, notamment pour ce
qui concerne les femmes et les enfants migrants,
Profondément préoccupée par les manifestations de violence, de racisme, de
xénophobie et d’autres formes de discrimination et de traitement inhumain ou
dégradant à l’encontre des migrants, en particulier les femmes et les enfants, dans
différentes régions du monde,
Soulignant qu’il importe de créer les conditions favorables à une plus grande
harmonie entre les travailleurs migrants et le reste de la société de l’État dans lequel
ils résident, afin d’éliminer les manifestations de plus en plus marquées de racisme
et de xénophobie qui visent les migrants et qui sont le fait d’individus ou de groupes
appartenant à certains secteurs de la société dans de nombreux pays,
Encouragée de voir la communauté internationale animée d’une volonté
toujours plus ferme de veiller à ce que les droits de l’homme de tous les migrants
soient pleinement et efficacement protégés, et soulignant que des efforts
supplémentaires doivent être faits pour assurer le respect des droits de l’homme et
des libertés fondamentales de tous les migrants,
Prenant note avec satisfaction des recommandations que le groupe de travail
intergouvernemental d’experts sur les droits de l’homme des migrants 8, créé par la
Commission des droits de l’homme, a formulées en vue du renforcement, de la
défense, de la protection et de l’exercice des droits de l’homme des migrants,
Constatant que les États ont pris des mesures pour réprimer le trafic
international de migrants et protéger les victimes de cette activité illégale,
Notant les décisions prises par les instances judiciaires internationales sur les
questions relatives aux migrants, en particulier l’avis consultatif OC-16/99 de la
Cour interaméricaine des droits de l’homme, en date du 1 er octobre 1999, relatif au
droit à l’information sur l’assistance consulaire dans le cadre des garanties prévues
par la loi,
1.
Se félicite de l’engagement renouvelé qui a été pris dans la Déclaration
du Millénaire 9 concernant l’adoption de mesures visant à assurer le respect et la
protection des droits de l’homme des migrants, des travailleurs migrants et des
membres de leur famille, à faire cesser les actes de racisme et de xénophobie qui se
commettent de plus en plus souvent dans de nombreuses sociétés et à promouvoir
une harmonie et une tolérance plus grandes dans toutes les sociétés;
2.
Prie tous les États Membres, suivant leurs systèmes constitutionnels
respectifs, de défendre et protéger efficacement les droits de l’homme de tous les
migrants, conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme 1 et aux
instruments internationaux auxquels ils sont parties, notamment les Pactes
8
9
2
E/CN.4/1999/80, par. 102 à 124.
Voir résolution 55/2.
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