A/RES/74/152
Le droit au développement
21. Se déclare préoccupée par l’augmentation du nombre de violations des
droits de la personne et d’atteintes à ces droits commises par des sociétés
transnationales et d’autres entreprises, insiste sur la nécessité de fournir aux victimes
la protection, l’accès à la justice et les recours voulus et souligne que ces entités
doivent contribuer à mettre en place les moyens nécessaires pour assurer l ’exercice
du droit au développement ;
22. Réaffirme la nécessité de créer un environnement international propice à
l’exercice du droit au développement ;
23. Souligne qu’il importe au plus haut point de mettre en évidence et
d’analyser les obstacles au plein exercice du droit au développement, aussi bien au
niveau national qu’au niveau international ;
24. Réaffirme que si la mondialisation est source à la fois de possibilités et de
défis, c’est aussi un processus qui laisse à désirer pour ce qui est d ’atteindre l’objectif
d’intégration de tous les pays dans un monde globalisé, souligne qu ’il est nécessaire
d’adopter, aux niveaux national et mondial, des politiques et des mesures à la hauteur
des défis de la mondialisation et des possibilités qu’elle offre si l’on veut que ce
processus profite à tous et soit équitable, et est consciente que la mondialisation crée
des disparités dans et entre les pays et que des questions comme le commerce, la
libéralisation des échanges, le transfert de technologies, le développement des
infrastructures et l’accès au marché doivent être traitées efficacement si l’on veut
pouvoir lutter contre la pauvreté et le sous-développement et faire du droit au
développement une réalité pour tous ;
25. Constate que, malgré les efforts assidus de la communauté internationale,
l’écart entre pays développés et pays en développement demeure d ’une ampleur
inacceptable, qu’il reste difficile pour la plupart des pays en développement de
participer à la mondialisation et que nombre d’entre eux risquent d’être marginalisés
et privés de ses avantages ;
26. Se déclare profondément préoccupée, dans ce contexte, par les
conséquences pour l’exercice du droit au développement de l’aggravation de la
situation économique et sociale, en particulier dans les pays en développement, du
fait des conséquences des crises énergétique, alimentaire et financière int ernationales,
ainsi que par les difficultés croissantes liées aux changements climatiques à l ’échelle
de la planète et à l’appauvrissement de la diversité biologique, qui ont aggravé les
vulnérabilités et les inégalités et mis en péril les acquis en matièr e de développement,
notamment dans les pays en développement ;
27. Encourage les États Membres à accorder une attention particulière au droit
au développement dans le cadre de l’exécution du Programme de développement
durable à l’horizon 2030 et souligne que ce programme favorise le respect de tous les
droits de la personne, notamment du droit au développement ;
28. Rappelle l’engagement qui a été pris, dans la Déclaration du Millénaire 4,
de réduire de moitié, à l’horizon 2015, le nombre de personnes vivant dans la
pauvreté, constate avec préoccupation que certains pays en développement n ’ont pas
atteint les objectifs du Millénaire pour le développement et, à cet égard, engage les
États Membres et la communauté internationale à prendre des mesures énergiques
visant à créer un environnement propice à l’exécution du Programme de
développement durable à l’horizon 2030, et en particulier à renforcer la coopération
internationale, y compris les partenariats et les autres engagements conclus entre les
pays développés et les pays en développement en vue d’atteindre les objectifs de
développement durable ;
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