A/RES/58/184 mesures appropriées, en exécution de leurs obligations internationales et compte dûment tenu de leurs systèmes juridiques respectifs, pour lutter contre l’intolérance fondée sur la religion ou la conviction et les violences dont elle s’accompagne, notamment les pratiques discriminatoires à l’encontre des femmes et la profanation des sites religieux, en reconnaissant que tout individu a droit à la liberté de pensée, de conscience, d’expression et de religion 5, Soulignant le rôle important de l’éducation dans la promotion de la tolérance, laquelle implique l’acception et le respect de la diversité, et soulignant également que l’éducation, en particulier en milieu scolaire, devrait contribuer de façon significative à promouvoir la tolérance et l’élimination de la discrimination fondée sur la religion ou la conviction, Constatant avec une vive inquiétude que des manifestations graves d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction, notamment les actes de violence, les mesures d’intimidation et l’exercice de la contrainte inspirés par l’intolérance religieuse, continuent de se produire dans de nombreuses régions du monde et mettent en péril le plein exercice des droits de l’homme et des libertés fondamentales, Profondément préoccupée par les actes et les situations de violence et de discrimination découlant de l’intolérance religieuse qui touchent de nombreuses femmes, Vivement préoccupée par l’augmentation générale de l’intolérance et de la discrimination pour des motifs de religion ou de conviction, y compris l’existence de mesures législatives restrictives, de règlements administratifs et de pratiques discriminatoires d’immatriculation, ainsi que par l’application arbitraire de ces pratiques et d’autres mesures, Consciente du fait que cette intolérance et cette discrimination se manifestent fréquemment par des actes de violence dirigés contre les minorités religieuses dans toutes les régions du monde, Convaincue qu’il faut donc intensifier encore les efforts pour promouvoir et protéger le droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction, et pour éliminer toutes les formes de haine, d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction, comme l’a également souligné la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie, et l’intolérance qui y est associée, 1. Réaffirme que la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction est un droit de l’être humain qui découle de la dignité inhérente à la personne et qui est garanti à tous sans discrimination ; 2. Demande instamment aux États de veiller à ce que leur ordre constitutionnel et juridique interne offre des garanties effectives de la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction, notamment des recours utiles en cas d’atteinte à la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction ; 3. Demande de même instamment aux États de veiller en particulier à ce qu’aucun individu relevant de leur juridiction ne soit privé, en raison de sa religion ou de ses convictions, du droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne, du droit à la liberté d’expression, du droit de ne pas être soumis à la torture ou à _______________ 5 2 A/CONF.157/24 (Partie I), chap. III, sect. II, par. 22.

Sélectionner le paragraphe cible3

Se connecter à un paragraphe
Connect to an entity
Disable highlights
Ajouter à la table des matières