A/RES/74/229
Science, technologie et innovation au service du développement durable
relève que, de plus en plus, l’essor des plateformes et la monétisation des données
numériques, dont le volume augmente rapidement, servent de moteur à la création de
valeur, tout en reconnaissant le risque que le passage au numérique contribue à
l’accroissement des inégalités et renforce la consolidation, alors qu’il devrait aider à
rendre le développement plus inclusif,
Considérant que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles
contribueront de façon décisive à la réalisation de l’ensemble des objectifs et cibles
de développement durable, et considérant également qu’il faut donner aux femmes de
tous âges les moyens d’accéder et de participer pleinement, sur un pied d’égalité, aux
activités scientifiques et techniques et à l’innovation et adapter les stratégies
concernant la science, la technologie et l’innovation de sorte qu’elles appuient
l’autonomisation des femmes et la lutte contre les inégalités de genre, notamment la
fracture numérique entre femmes et hommes,
Rappelant les conclusions concertées de la Commission de la condition de la
femme sur l’autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en
pleine évolution, adoptées à sa soixante et unième session 8, dans lesquelles elle a,
entre autres, souligné la nécessité de gérer le changement technologique et numérique
en vue de l’autonomisation économique des femmes, afin notamment de renforcer les
capacités des pays en développement, l’objectif étant de permettre aux femmes de
tirer parti de la science et de la technologie pour créer leurs entreprises et assurer leur
autonomisation économique dans un monde du travail en pleine évolution, et de les
aider à accéder, tout au long de leur vie, à des compétences et à des emplois décents
dans les domaines nouveaux et émergents, en élargissant les possibilités d’éducation
et de formation qui leur sont offertes, notamment dans les domaines de la science, de
la technologie, de l’ingénierie, des mathématiques, de l’informatique et des
communications et de la maîtrise du numérique, et d ’accroître le nombre de femmes
et, le cas échéant, de filles, parmi les utilisateurs, les créateurs de contenu, les
travailleurs, les entrepreneurs, les innovateurs et les dirigeants,
Constatant avec inquiétude que de nombreux pays en développement ont encore
de graves difficultés à établir les fondements nécessaires dans les domaines de la
science, de la technologie et de l’innovation, ne disposent pas des ressources
nécessaires pour accéder aux technologies de l’information et des communications et
que, pour les pauvres, les promesses dont sont porteuses la science, la technologie et
l’innovation ne sont pas encore concrétisées,
Notant avec satisfaction les travaux des laboratoires d’innovation technologique
des Nations Unies visant à favoriser et à stimuler l’innovation au service de la mise
en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030,
Consciente qu’il est essentiel de coopérer et de collaborer avec les pays en
développement dans les domaines de la science, de la technologie et de l ’innovation,
d’investir dans ces pays sous forme d’investissements étrangers directs, de
commercer avec eux et de leur permettre de commercer entre eux, ainsi que de leur
apporter un appui international afin de renforcer leur capacité de tirer parti des
progrès technologiques et de produire des savoirs dans les domaines de la science, de
la technologie et de l’innovation, d’accéder à ces savoirs, de les développer, de les
comprendre, de les sélectionner, de les adapter et de les utiliser,
Consciente également qu’il importe de soutenir les politiques et les activités des
pays en développement dans les domaines de la science, de la technologie et de
l’innovation dans le cadre de la coopération Nord-Sud et Sud-Sud et de la coopération
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Documents officiels du Conseil économique et social, 2017, Supplément n o 7 (E/2017/27), chap. I,
sect. A.
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