A/RES/60/221
de l’Union africaine a adoptée à sa deuxième session ordinaire, tenue à Maputo du
10 au 12 juillet 2003 5,
Considérant que l’existence de passerelles entre les activités menées pour
atteindre les objectifs fixés par le Sommet d’Abuja est nécessaire et importante, afin
que l’objectif du recul du paludisme et les cibles de la Déclaration du Millénaire
puissent être atteints en 2010 et 2015 respectivement,
Considérant également que la morbidité et la mortalité dues au paludisme dans
le monde pourraient être éliminées en grande partie, moyennant un engagement
politique assorti de ressources correspondantes, si le public était bien informé et
sensibilisé à la question du paludisme et s’il existait des services de santé
appropriés, tout particulièrement dans les pays où cette maladie est endémique,
Soulignant combien il importe d’appliquer la Déclaration du Millénaire et se
félicitant à ce propos que les États Membres se soient engagés à agir pour répondre
aux besoins particuliers de l’Afrique,
Saluant l’action menée depuis des années par l’Organisation mondiale de la
santé et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, ainsi que d’autres partenaires,
pour lutter contre le paludisme, y compris le lancement en 1998 du Partenariat
visant à faire reculer le paludisme,
Rappelant la résolution 58.2 adoptée par l’Assemblée mondiale de la santé le
23 mai 2005 6, préconisant un large éventail de mesures nationales et internationales
afin d’intensifier les programmes de lutte antipaludique,
Prenant note du Plan stratégique mondial pour la période 2005-2015 élaboré
par le Partenariat visant à faire reculer le paludisme ,
1.
Prend acte de la note du Secrétaire général transmettant le rapport de
l’Organisation mondiale de la santé 7 et appelle à appuyer les recommandations qui y
sont formulées ;
2.
Se félicite que la communauté internationale augmente le financement
d’interventions dans la lutte antipaludique et de recherche et développement
d’instruments de prévention et de lutte, notamment le Groupe des Huit, les
États-Unis d’Amérique, la Banque mondiale, la Fondation Bill et Melinda Gates,
ainsi que la Commission européenne et d’autres sources de financement bilatéral ;
3.
Demande à la communauté internationale de continuer à soutenir les
organisations qui participent au Partenariat visant à faire reculer le paludisme »,
notamment l’Organisation mondiale de la santé et le Fonds des Nations Unies pour
l’enfance, lesquels apportent une aide supplémentaire cruciale aux pays qui
s’efforcent de venir à bout d’un paludisme endémique ;
4.
Invite instamment la communauté internationale à s’employer à renforcer
et maintenir l’assistance bilatérale et multilatérale à la lutte contre le paludisme, y
compris l’appui au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le
paludisme, pour aider les pays, en particulier ceux où le paludisme est endémique, à
exécuter des plans nationaux efficaces de lutte contre cette maladie d’une manière
suivie et équitable, et contribuer ainsi au développement des systèmes de santé ;
_______________
5
A/58/626, annexe I, Assembly/AU/Decl.6(II).
Voir Organisation mondiale de la santé, cinquante-huitième Assemblée mondiale de la santé, Genève,
16-25 mai 2005, Résolutions et décisions, annexes (WHA58/2005/REC/1).
7
Voir A/60/208.
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