A/RES/52/180
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et aux décisions prises à l'occasion des conférences des Nations Unies les plus récentes, et que les grands
pays industrialisés, dont l'influence pèse très lourd sur la croissance de l'économie mondiale et sur
l'environnement économique international, ont des responsabilités particulières pour ce qui est de coopérer
avec les pays en développement afin de soutenir les efforts que lesdits pays font pour faire face à leurs
principales difficultés, qu'elles soient d'ordre financier ou qu'elles concernent le commerce ou l'endettement
extérieur,
Constatant les avantages que pourrait procurer à l'économie mondiale la libéralisation des mouvements
de capitaux, mais notant en même temps que le processus de libéralisation des comptes de capital pourrait
constituer une astreinte supplémentaire pour l'économie de pays qui ont déjà du mal à s'adapter à la
mondialisation et exige entre autres une gestion effective dans ces pays,
Saluant les initiatives que les institutions de Bretton Woods, en particulier le Fonds monétaire
international, ont prises pour faire face à la question de l'instabilité des mouvements de capitaux, de façon
à contribuer à réduire au minimum ses incidences négatives potentielles sur tous les pays, en particulier les
pays en développement,
1. Prend acte du rapport du Secrétaire général intitulé «Intégration financière mondiale: les faits
nouveaux»1;
2. Réaffirme qu'il importe d'élargir et de renforcer la participation des pays en développement au
processus décisionnel concernant l'économie internationale;
3. Souligne que les politiques macroéconomiques rationnelles mises en œuvre au niveau de chaque
pays pour promouvoir la stabilité macroéconomique et la croissance sont les principaux éléments dont
dépendent les flux de capitaux privés, et que la coordination des politiques macroéconomiques, au besoin,
et un climat économique international favorable jouent un rôle important en renforçant leur efficacité;
4. Constate qu'un certain nombre de pays en développement ont pu tirer profit de la mondialisation
du financement, juge nécessaire de développer les flux de capitaux privés et de permettre aux pays en
développement d'y avoir plus largement accès et, en conséquence, considère que la communauté
internationale doit aider les pays à faible revenu, en particulier les pays d'Afrique, à instaurer le climat
favorable nécessaire pour attirer ces flux;
5. Note qu'un certain nombre de pays en développement, parmi lesquels la plupart des pays les moins
avancés, notamment en Afrique, n'ont tiré aucun profit de la mondialisation du financement et ont toujours
le plus grand besoin d'une aide publique au développement;
6. Considère qu'il importe d'étudier les moyens d'élargir une coopération accrue appropriée et, selon
qu'il conviendra, la coordination des politiques macroéconomiques entre les pays intéressés et les autorités
et institutions monétaires et financières, de façon à renforcer les mécanismes de consultation préventive entre
ces institutions, ce qui permettrait de promouvoir un climat financier international stable propice à la
croissance économique, en particulier des pays en développement, compte tenu des besoins desdits pays ainsi
que des situations qui pourraient avoir une incidence non négligeable sur le système financier international;
7. Considère également qu'il importe que les pays assurent la transparence et la responsabilité
nécessaires pour rendre leurs politiques crédibles, créer un climat de confiance et mettre en place des
dispositions de réglementation et de contrôle permettant de renforcer le système financier national, et
considère en outre qu'il importe d'instaurer un climat économique international stable et de stabiliser le
système monétaire international;
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