A/RES/64/299
favoriser l’insertion et l’intégration sociales et à les incorporer dans leurs stratégies
de développement.
49. Nous nous engageons à prendre de nouvelles mesures et à lancer de nouvelles
initiatives concrètes, dans le respect du droit international, pour lever les obstacles
et éliminer les entraves qui rendent difficile le développement économique et social
de certaines régions et de certains pays, dont les pays les moins avancés, les pays en
développement sans littoral, les petits États insulaires en développement, les pays à
revenu intermédiaire et l’Afrique, ainsi que des populations qui vivent dans des
zones en proie à des crises humanitaires complexes ou touchées par le terrorisme, et
à les aider davantage à répondre aux besoins qui leur sont propres. Nous sommes
conscients qu’il faut prendre des mesures concertées conformes au droit
international pour éliminer les obstacles au plein exercice des droits des peuples qui
vivent sous occupation étrangère afin de favoriser la réalisation des objectifs du
Millénaire.
50. Nous sommes conscients des problèmes de développement particuliers que
soulèvent la consolidation de la paix et le relèvement rapide dans les pays touchés
par un conflit et de l’incidence de ces problèmes sur l’action menée pour atteindre
les objectifs du Millénaire. Nous invitons les pays donateurs à fournir, en temps
voulu et aux pays qui en font la demande, une aide au développement suffisante,
prévisible et adaptée à leurs besoins et à leur situation. Nous sommes résolus à
renforcer les partenariats internationaux pour répondre à ces besoins, progresser
concrètement dans ce domaine et améliorer l’appui international.
51. Nous estimons que la promotion de l’accès universel aux services sociaux et
l’instauration d’une protection sociale minimale peuvent véritablement aider à
consolider les acquis du développement et favoriser de nouveaux progrès. Les
régimes de protection sociale qui prennent en compte et réduisent l’inégalité et
l’exclusion sociale sont essentiels pour préserver les progrès accomplis dans la
réalisation des objectifs du Millénaire.
52. Nous soulignons que la lutte contre la corruption aux échelons national et
international est une priorité et que la corruption entrave considérablement la
mobilisation et l’affectation rationnelles des ressources et détourne de leurs fins
celles destinées à des activités cruciales pour l’élimination de la pauvreté, la lutte
contre la faim et la promotion du développement durable. Nous sommes résolus à
prendre d’urgence des mesures décisives pour poursuivre la lutte contre la
corruption sous toutes ses formes, ce qui exige des institutions fortes à tous les
niveaux, et nous engageons tous les États qui ne l’ont pas encore fait à envisager de
ratifier la Convention des Nations Unies contre la corruption 13 ou d’y adhérer et à
commencer à la mettre en œuvre.
53. Nous estimons que le respect, la promotion et la protection des droits de
l’homme font partie intégrante d’une action efficace pour la réalisation des objectifs
du Millénaire.
54. Nous savons l’importance que revêtent l’égalité des sexes et l’autonomisation
des femmes pour la réalisation des objectifs du Millénaire, car les femmes sont des
agents du développement. Nous demandons que des mesures soient prises afin que
les femmes et les filles aient accès en toute égalité à l’éducation, aux services de
base, aux soins de santé et aux débouchés économiques et soient associées aux
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2349, no 42146.
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