A/RES/64/299
de la Stratégie de Maurice pour la poursuite de la mise en œuvre du Programme
d’action pour le développement durable des petits États insulaires en
développement 11. Nous sommes également conscients que les conséquences néfastes
des changements climatiques et de l’élévation du niveau des mers compromettent
gravement le développement durable des petits États insulaires en développement.
Nous constatons que les progrès faits par ces États dans la réalisation des objectifs
du Millénaire sont inégaux et notons avec inquiétude qu’ils ont été insuffisants dans
certains domaines. À cet égard, nous nous félicitons de la tenue, les 24 et
25 septembre 2010, de la réunion de haut niveau consacrée à l’examen quinquennal
de la Stratégie de Maurice, qui permettra d’évaluer les progrès faits dans la
recherche de solutions à la vulnérabilité des petits États insulaires en
développement.
33. Nous considérons qu’il faudrait accorder plus d’attention à l’Afrique, en
particulier aux pays qui sont le plus loin d’atteindre les objectifs du Millénaire à
l’échéance de 2015. Des progrès ont certes été faits dans certains pays africains,
mais la situation dans d’autres reste très préoccupante, en particulier parce que le
continent est parmi les plus touchés par la crise financière et économique. Nous
notons que l’aide fournie à l’Afrique a augmenté ces dernières années, mais qu’elle
n’a pas été à la hauteur des engagements pris. Aussi demandons-nous instamment
que ces engagements soient honorés.
34. Nous sommes conscients des problèmes de développement propres aux pays à
revenu intermédiaire. Ces pays éprouvent des difficultés très particulières à
atteindre leurs objectifs de développement, notamment les objectifs du Millénaire.
Nous réaffirmons que l’action qu’ils mènent à cet égard devrait être fondée sur des
plans nationaux de développement qui intègrent les objectifs du Millénaire et être
soutenue par divers moyens par la communauté internationale, compte tenu des
besoins de ces pays et de leur potentiel de mobilisation de leurs ressources internes.
35. Nous reconnaissons que la réduction des risques de catastrophe et le
renforcement de la capacité de résistance à tous les types de dangers liés aux
phénomènes naturels, y compris les phénomènes géologiques et hydrométéorologiques, dans les pays en développement, conformément au Cadre d’action
de Hyogo pour 2005-2015 : pour des nations et des collectivités résilientes face aux
catastrophes 12, peuvent avoir des effets multiplicateurs et accélérer la réalisation des
objectifs du Millénaire. Atténuer la vulnérabilité face à ces risques est donc un
objectif hautement prioritaire pour les pays en développement. Nous constatons que
les petits États insulaires en développement continuent d’être durement éprouvés par
des catastrophes naturelles, dont certaines sont d’une intensité accrue, notamment
du fait des conséquences des changements climatiques, et que cela entrave leur
progrès vers un développement durable.
La voie à suivre : programme d’action en vue de la réalisation des objectifs
du Millénaire pour le développement à l’échéance de 2015
36. Nous nous déclarons résolus à promouvoir et à renforcer la prise en charge par
les pays de leur développement, facteur déterminant des progrès de la réalisation des
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Rapport de la Réunion internationale chargée d’examiner la mise en œuvre du Programme d’action
pour le développement durable des petits États insulaires en développement, Port-Louis (Maurice),
10-14 janvier 2005 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.05.II.A.4 et rectificatif), chap. I,
résolution 1, annexe II.
12
A/CONF.206/6, chap. I, résolution 2.
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