A/RES/65/230
facultatifs 13, et d’autres principes et normes des Nations Unies relatifs à la justice
des mineurs 14, le cas échéant.
27. Nous insistons sur le fait que, s’agissant d’enfants, la privation de liberté
ne doit être utilisée qu’en dernier recours et pour une durée aussi brève que
possible. Nous recommandons une application plus large, selon qu’il conviendra, de
sanctions autres que l’emprisonnement, de mesures de justice réparatrice et d’autres
mesures propres à soustraire les jeunes délinquants au système de justice pénale.
28. Nous demandons aux États d’élaborer une législation et des politiques et
pratiques, ou de renforcer celles qui existent déjà, selon le cas, pour réprimer toutes
les formes de criminalité qui ciblent les enfants et les jeunes, ainsi que pour protéger
les enfants victimes et témoins.
29. Nous encourageons les États à offrir une formation adaptée, selon une
approche interdisciplinaire, aux personnes participant à l’administration de la justice
pour mineurs.
30. Nous invitons la Commission pour la prévention du crime et la justice
pénale à envisager de prier l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime
d’élaborer et d’offrir aux États des programmes d’assistance technique spécifiques
pour atteindre ces objectifs.
31. Nous appelons la société civile, y compris les médias, à appuyer les
efforts faits pour protéger les enfants et les jeunes contre les contenus qui pourraient
attiser la violence et la criminalité, et en particulier ceux qui décrivent et glorifient
les actes de violence contre des femmes et des enfants.
32. Nous sommes convaincus de la nécessité d’accélérer nos efforts pour
appliquer pleinement les principes directeurs des Nations Unies en matière de
prévention du crime, ainsi que le volet prévention des conventions et autres règles et
normes internationales existantes.
33. Nous avons conscience que c’est aux États qu’il appartient d’élaborer et
d’adopter des politiques de prévention du crime ainsi que de les suivre et les
évaluer. Nous estimons que pour cela, il convient de s’appuyer sur une démarche
participative, collaborative et intégrée qui englobe tous les acteurs requis, dont ceux
de la société civile.
34. Nous savons qu’il importe de renforcer les partenariats entre les secteurs
public et privé pour prévenir et combattre la criminalité sous toutes ses formes et
dans toutes ses manifestations. Nous sommes convaincus que, par la mutualisation
effective de l’information, des connaissances et de l’expérience et par des actions
conjointes et coordonnées, les gouvernements et les entreprises peuvent mettre au
point, améliorer et appliquer des mesures visant à prévenir et à réprimer la
criminalité, y compris sous ses formes neuves et changeantes.
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Ibid., vol. 1577, 2171 et 2173, no 27531.
L’Ensemble de règles minima des Nations Unies concernant l’administration de la justice pour mineurs
(Règles de Beijing) [résolution 40/33, annexe] ; les Règles minima des Nations Unies pour l’élaboration de
mesures non privatives de liberté (Règles de Tokyo) [résolution 45/110, annexe] ; les Principes directeurs
des Nations Unies pour la prévention de la délinquance juvénile (Principes directeurs de Riyad) [résolution
45/112, annexe] ; les Règles des Nations Unies pour la protection des mineurs privés de liberté (résolution
45/113, annexe) ; les Lignes directrices en matière de justice dans les affaires impliquant les enfants
victimes et témoins d’actes criminels (résolution 2005/20 du Conseil économique et social, annexe) ; et les
Principes fondamentaux concernant le recours à des programmes de justice réparatrice en matière pénale
(résolution 2002/12 du Conseil économique et social, annexe).
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