A/RES/55/163
promouvoir la planification préalable des interventions aux niveaux international,
régional et national et donner plus d’efficacité à la mobilisation et à la coordination
de l’aide humanitaire du système des Nations Unies face aux catastrophes naturelles,
et, à cet égard, se félicite que les équipes des Nations Unies chargées de l’évaluation
et de la coordination en cas de catastrophe puissent comprendre des spécialistes
venus de toutes les régions du monde;
8.
Note que la phase de transition qui suit une catastrophe naturelle est
souvent excessivement longue et caractérisée par un certain nombre de lacunes, et
que les gouvernements, agissant le cas échéant en coopération avec les organismes
de secours, devraient, lorsqu’ils déterminent ce qui est nécessaire pour faire face aux
besoins immédiats, envisager ces besoins dans l’optique du développement durable,
autant que possible, et, à cet égard, prend note du travail accompli par les équipes
des Nations Unies chargées de l’évaluation et de la coordination en cas de
catastrophe;
9.
Engage les gouvernements à coopérer davantage, en particulier en
passant par les organismes des Nations Unies et les organisations régionales, afin de
renforcer les mécanismes d’alerte rapide et de planification préalable en cas de
catastrophe;
10. Engage également les gouvernements, agissant en particulier par
l’intermédiaire de leurs organismes d’intervention ou de gestion des opérations en
cas de catastrophe, selon qu’il conviendra, ainsi que les organismes des Nations
Unies et les organisations non gouvernementales concernés, à continuer de coopérer
avec le Secrétaire général et le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires
et Coordonnateur des secours d’urgence, en vue de donner la plus grande efficacité
possible aux mesures prises au niveau international pour faire face aux catastrophes
naturelles en fonction, notamment, des besoins sur le plan humanitaire, depuis la
phase des secours jusqu’à celle de l’aide au développement, et aux activités de
planification préalable et de réduction des effets des catastrophes à tous les niveaux;
11. Engage les organismes des Nations Unies et les organisations régionales
à continuer de coopérer en vue d’accroître les moyens d’intervention desdites
organisations à la suite des catastrophes naturelles;
12. Encourage les États qui ne l’ont pas encore fait à envisager de signer ou
de ratifier la Convention de Tampere sur la mise à disposition de ressources de
télécommunication pour l’atténuation des effets des catastrophes et pour les
opérations de secours en cas de catastrophe, adoptée à Tampere (Finlande) le 18 juin
1998 3;
13. Souligne qu’il faut que les gouvernements des pays touchés, les
organisations humanitaires compétentes et les entreprises spécialisées s’associent
pour promouvoir la formation et l’accès aux technologies et leur utilisation en vue
de renforcer la planification préalable et les interventions en cas de catastrophe et de
favoriser le transfert de technologies récentes et du savoir-faire correspondant, en
particulier en faveur des pays en développement, à des conditions libérales et
préférentielles, et comme convenu d’un commun accord;
14. Préconise une utilisation plus poussée des techniques de télédétection
spatiales et terrestres pour prévenir les catastrophes naturelles, en atténuer les effets
et gérer les interventions, selon que de besoin;
3
Nations Unies, numéro d’enregistrement du Traité: 27688.
3
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