A/74/274 d’ascendance africaine et l’histoire de la traite transatlantique des esclaves africains soient incluses dans les programmes scolaires, et en s’assurant de la pertinence culturelle ou linguistique des enseignements dispensés aux enfants d’ascendance africaine. L’éducation formelle des enfants et des adultes, notamment dans les cycles préscolaire, primaire, secondaire et postsecondaire, doit intégrer des connaissances sur l’histoire de l’esclavage transatlantique, le rôle des personnes d’ascendance africaine dans le développement mondial, et la diversité et la richesse des civilisations et des cultures, qui constituent le patrimoine commun de l’humanité. Une réforme globale des programmes scolaires devrait également être menée en vue d’éliminer toutes les formes de stéréotypes qu’ils renferment ; f) Modifier et transformer les stéréotypes de genre préjudiciables et éliminer les représentations stéréotypées des genres qui sont injustifiées ; g) Promouvoir des actions qui célèbrent la diversité et l’inclusion, notamment des analyses critiques des politiques et procédures qui reflètent les disparités raciales ou les obstacles disproportionnés auxquels doivent faire face les personnes d’ascendance africaine ; h) Adopter des dispositions législatives pour que les organisations qui encouragent la discrimination raciale ou l’incitent soient déclarées illégales, conformément à l’article 4 de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Le Groupe de travail estime que limiter les discours haineux et racistes en tant qu’acte politique ne va pas à l’encontre du principe important des droits de la personne qu’est la liberté d’expression. À cet égard, il appelle les États à réaffirmer leur volonté de trouver un équilibre entre la liberté d’expression et les revendications en matière d’égalité raciale ; i) Reconnaître que les personnes d’ascendance africaine constituent un groupe distinct. Ceci est essentiel pour accroître leur visibilité et donc promouvoir la pleine réalisation de leurs droits de l’homme et de leurs libertés fondamentales. Les personnes d’ascendance africaine doivent notamment être reconnues dans les constitutions et législations nationales, ainsi que par le biais de l’éducation, de mesures de sensibilisation et du respect de leurs droits culturels. L’auto-identification joue également un rôle très important. La collecte de données est une étape décisive vers la reconnaissance intégrale car elle permet de confirmer la présence, les activités et la situation générale des personnes d’ascendance africaine ; j) Revoir les programmes scolaires et élaborer des programmes scolaires ciblés, ainsi que des matériels didactiques correspondants, qui soient respectueux de l’histoire et en donnent une vision exacte, notamment de la traite transatlantique des esclaves africains. Ces programmes devraient être intégrés à l’éducation formelle et informelle des enfants et des adultes, notamment dans les cycles préscolaire, primaire, secondaire et postsecondaire. Les personnes d’ascendance africaine devraient avoir la possibilité de participer à l’élaboration de ces programmes ; k) Promouvoir une meilleure connaissance et un plus grand respect de l’histoire des personnes d’ascendance africaine. Les étudiants et les enseignants du monde entier devraient suivre des cours sur l’Afrique et l’histoire de la diaspora africaine, la nature et les effets du colonialisme et de la traite transatlantique des esclaves africains, la culture africaine et la contribution des personnes d’ascendance africaine au développement économique mondial, en 24/25 19-13272

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