A/RES/56/188
consultation avec la société civile, des stratégies globales d’élimination de la
pauvreté soucieuses d’équité entre les sexes pour s’attaquer aux problèmes sociaux,
structurels et macroéconomiques ;
6.
Souligne qu’il importe d’élaborer des stratégies nationales pour
encourager les femmes défavorisées et les femmes vivant dans la pauvreté à
entreprendre des activités génératrices de revenus qui soient productives et viables ;
7.
Demande instamment à tous les gouvernements de veiller à ce que les
femmes aient les mêmes droits que les hommes et aient pleinement accès, à égalité
avec eux, à l’éducation, à la formation, à l’emploi, aux technologies et aux
ressources économiques et financières, y compris au crédit, en particulier les
femmes rurales et celles qui travaillent dans le secteur non structuré, et de faciliter,
le cas échéant, le passage des femmes du secteur non structuré au secteur structuré ;
8.
Encourage les gouvernements, le secteur privé, les organisations non
gouvernementales et les autres acteurs de la société civile à promouvoir et protéger
les droits des travailleuses et à faire disparaître les obstacles juridiques et structurels
à l’égalité des hommes et des femmes, ainsi que les comportements sexistes dans le
monde du travail, et à prendre des mesures concrètes pour assurer l’égalité de
rémunération entre hommes et femmes à travail égal ou de valeur égale ;
9.
Demande instamment à tous les gouvernements de prendre toutes les
mesures nécessaires pour éliminer la discrimination à l’égard des femmes en ce qui
concerne l’accès aux prêts bancaires, aux prêts hypothécaires et autres formes de
crédit, en accordant une attention particulière aux femmes pauvres et sans
instruction, et en encourageant l’accès des femmes à l’aide juridique ;
10. Demande aux gouvernements et aux associations de chefs d’entreprise de
faciliter l’accès des femmes, et notamment des jeunes femmes et des femmes chefs
d’entreprise, à l’éducation et à la formation dans le domaine des affaires, à
l’administration et aux technologies de l’information et des communications ;
11. Est consciente du rôle que joue le microfinancement, y compris le
microcrédit, dans l’élimination de la pauvreté, le renforcement du pouvoir d’action
des femmes et la création d’emplois et, à cet égard, note qu’il importe que les
systèmes financiers nationaux soient solides, et encourage le renforcement des
institutions de microcrédit existantes ou nouvelles et de leurs capacités, notamment
grâce à l’appui des institutions financières internationales ;
12. Souligne la nécessité d’aider les femmes des pays en développement, en
particulier les associations locales de femmes, à avoir accès sans restriction aux
nouvelles technologies, notamment aux technologies de l’information, et à les
utiliser pleinement en vue de renforcer leur pouvoir d’action ;
13. Encourage vivement les États à élaborer des lois et à réviser celles qui
existent en vue d’accorder aux femmes, en toute égalité avec les hommes et sans
restriction aucune, le droit de posséder des terres et d’autres biens, notamment
transmis par héritage, et à entreprendre des réformes administratives et autres
mesures nécessaires pour garantir aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes en
matière de crédit, de capitaux, de technologies appropriées, d’accès aux marchés et
à l’information ;
14. Prie les gouvernements d’encourager le secteur financier à intégrer une
dimension spécifiquement féminine dans leurs politiques et programmes,
notamment :
4
Sélectionner le paragraphe cible3
Se connecter à un paragraphe
Connect to an entity
Disable highlights
Ajouter à la table des matières