A/RES/60/1
f)
Nous connaissons l’importance du rôle que joue la Cour internationale de
Justice, principal organe judiciaire des Nations Unies, qui statue sur les différends
entre États, ainsi que la valeur de ses travaux, nous demandons aux États qui ne
l’ont pas encore fait d’envisager de reconnaître la juridiction de la Cour,
conformément à son Statut, et nous examinons les moyens de renforcer l’activité de
la Cour, notamment en contribuant, à titre volontaire, au financement du Fonds
d’affectation spéciale du Secrétaire général destiné à aider les États à soumettre
leurs différends à la Cour internationale de Justice.
Démocratie
135. Nous réaffirmons que la démocratie est une valeur universelle, qui émane de la
volonté librement exprimée des peuples de définir leur propre système politique,
économique, social et culturel et qui repose sur leur pleine participation à tous les
aspects de leur existence. Nous réaffirmons également que, quand bien même les
démocraties ont des caractéristiques communes, il n’existe pas de modèle unique de
démocratie et que la démocratie n’est pas l’apanage d’un pays ou d’une région, et
réaffirmons qu’il faut respecter pleinement la souveraineté et le droit à
l’autodétermination. Nous soulignons que la démocratie, le développement et le
respect de tous les droits de l’homme et libertés fondamentales sont interdépendants
et se renforcent mutuellement.
136. Nous redisons notre volonté de soutenir la démocratie en aidant les pays à se
donner davantage les moyens de mettre en œuvre les principes et pratiques de la
démocratie, et nous déclarons résolus à rendre l’Organisation des Nations Unies
mieux à même de prêter son concours aux États Membres à leur demande. Nous
accueillons avec satisfaction la création, à l’Organisation des Nations Unies, d’un
fonds pour la démocratie. Nous soulignons que la composition du conseil consultatif
qu’il est prévu de mettre en place devrait être largement représentative sur le plan
géographique. Nous invitons le Secrétaire général à veiller à ce que les dispositions
pratiques qui seront prises concernant le Fonds pour la démocratie tiennent dûment
compte de l’action déjà menée par l’Organisation des Nations Unies dans ce
domaine.
137. Nous invitons les États Membres intéressés à envisager sérieusement de verser
des contributions au Fonds.
Responsabilité de protéger les populations contre le génocide, les crimes de
guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité
138. C’est à chaque État qu’il incombe de protéger ses populations du génocide, des
crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité. Cette
responsabilité consiste notamment dans la prévention de ces crimes, y compris
l’incitation à les commettre, par les moyens nécessaires et appropriés. Nous
l’acceptons et agirons de manière à nous y conformer. La communauté
internationale devrait, si nécessaire, encourager et aider les États à s’acquitter de
cette responsabilité et aider l’Organisation des Nations Unies à mettre en place un
dispositif d’alerte rapide.
139. Il incombe également à la communauté internationale, dans le cadre de
l’Organisation des Nations Unies, de mettre en œuvre les moyens diplomatiques,
humanitaires et autres moyens pacifiques appropriés, conformément aux
Chapitres VI et VIII de la Charte, afin d’aider à protéger les populations du
génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre
l’humanité. Dans ce contexte, nous sommes prêts à mener en temps voulu une
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