A/HRC/RES/45/2
5.
Engage la République bolivarienne du Venezuela à adresser une invitation à
un troisième titulaire de mandat au titre des procédures spéciales en 2020 afin de respecter
le calendrier convenu pendant la visite de la Haute-Commissaire en juin 2019, qui prévoit
10 visites en deux ans ;
6.
Prend note des efforts que fait la République bolivarienne du Venezuela pour
appliquer les recommandations acceptées au cours du deuxième cycle de l’Examen
périodique universel, et engage l’État à continuer de collaborer avec ce mécanisme ;
7.
Rappelle le plan d’aide humanitaire des Nations Unies pour la République
bolivarienne du Venezuela lancé en août 2019 et se dit favorable à la mise en place, sous la
conduite de l’Organisation des Nations Unies et en accord avec le Gouvernement de la
République bolivarienne du Venezuela , de mesures visant à faire face à la situation
humanitaire et consistant notamment à autoriser l’accès des acteurs humanitaires, à faciliter
l’entrée du Programme alimentaire mondial dans le pays et à assurer la protection des
travailleurs humanitaires, et demande à la communauté internationale, aux États et aux
organismes des Nations Unies de soutenir cette importante initiative car l’action menée
pour améliorer la situation humanitaire en République bolivarienne du Venezuela demeure
parmi les moins bien financées au monde ;
8.
Constate les progrès accomplis, ainsi que les difficultés et les obstacles qui
subsistent en ce qui concerne la réalisation des droits de l’homme en République
bolivarienne du Venezuela, demande au Gouvernement de s’acquitter des obligations qui
lui incombent au regard du droit international des droits de l’homme et de coopérer
pleinement avec le Haut-Commissariat, avec ses propres procédures spéciales et
mécanismes, et avec les organes conventionnels, et de continuer de soutenir leur action, et
demande aux États et aux organisations internationales d’appuyer la République
bolivarienne du Venezuela à cet égard ;
9.
Note que la Haute-Commissaire a demandé la levée des sanctions
économiques pour faciliter l’allocation de ressources durant la pandémie, et prie
instamment les États de s’abstenir de promulguer et d’appliquer toute mesure économique,
financière ou commerciale unilatérale dérogeant au droit international et à la Charte des
Nations Unies ;
10. Prie instamment les autorités vénézuéliennes de prendre toutes les mesures
nécessaires pour garantir le plein exercice des droits sociaux et économiques, y compris
mais pas seulement le droit à l’alimentation, à l’eau et au meilleur état de santé physique et
mentale possible, y compris l’accès aux médicaments essentiels et aux services de santé,
sans discrimination aucune ;
11. Demande aux autorités vénézuéliennes de garantir le maintien de l’espace
démocratique et civique dans le pays et, pour ce faire, de respecter, de protéger et de
réaliser les droits civils et politiques, y compris les libertés d’opinion et d’expression, de
réunion pacifique et d’association, en particulier à l’approche des élections, afin que les
auteurs de violations des droits de l’homme répondent pleinement de leurs actes et que les
victimes obtiennent justice ;
12. Demande également aux autorités vénézuéliennes de continuer de libérer
toutes les personnes qui seraient illégalement ou arbitrairement privées de liberté,
conformément au droit constitutionnel interne et aux normes internationales ;
13. Engage le Gouvernement vénézuélien comme l’opposition à progresser sur la
voie d’un véritable dialogue politique en vue de parvenir à une solution pacifique,
démocratique et constitutionnelle qui permette que les droits de l’homme soient pleinement
respectés, protégés et réalisés dans le pays ;
14. Prie la Haute-Commissaire de continuer de fournir à la République
bolivarienne du Venezuela la coopération et l’appui techniques dont elle a besoin pour
s’acquitter de ses obligations et engagements en matière de droits de l’homme, y compris
en renforçant le système judiciaire et les mécanismes nationaux de protection ;
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GE.20-13315