A/RES/50/183 Page 2 Réitérant l’appel lancé par la Conférence mondiale sur les droits de l’homme, qui demande aux gouvernements de prendre toutes les mesures appropriées, en application de leurs obligations internationales et compte dûment tenu de leurs systèmes juridiques respectifs, pour lutter contre l’intolérance fondée sur la religion ou la conviction et contre la violence dont elle s’accompagne, y compris les pratiques discriminatoires à l’encontre des femmes et la profanation des sites religieux, et considérant que tout individu a droit à la liberté de pensée, de conscience, d’expression et de religion 2/, Rappelant que la Conférence mondiale sur les droits de l’homme a affirmé que la défense et la protection des droits de l’homme doivent être assurées conformément aux buts et principes de la Charte et au droit international 3/, Demandant à tous les gouvernements de coopérer avec le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme chargé d’étudier la question de l’intolérance religieuse afin de lui permettre de s’acquitter pleinement de son mandat, Considérant qu’il est souhaitable de renforcer les activités de l’Organisation des Nations Unies visant à promouvoir la liberté de religion ou de conviction et à diffuser des informations à ce sujet et que les gouvernements et les organisations non gouvernementales ont un rôle important à jouer à cet égard, Soulignant que les organisations non gouvernementales et les organismes et groupes religieux à tous les niveaux ont un rôle important à jouer dans l’action visant à promouvoir la tolérance et assurer la protection de la liberté de religion ou de conviction, Consciente de l’importance que revêt l’éducation comme moyen d’inculquer la tolérance en matière de religion et de conviction, Notant avec satisfaction que des manifestations sur le thème de la tolérance et de la diversité religieuse sont prévues parmi les activités qui seront organisées au cours de l’Année des Nations Unies pour la tolérance, Constatant avec inquiétude que de graves manifestations d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction, y compris des actes de violence, d’intimidation ou de coercition motivés par l’extrémisme religieux, se produisent dans de nombreuses régions du monde et menacent la jouissance des droits de l’homme et des libertés fondamentales, Vivement préoccupée de constater que, d’après les indications données par le Rapporteur spécial, l’intolérance religieuse a conduit à des violations du droit à la vie et à l’intégrité physique, de la liberté et de la sûreté de la personne, du droit à la liberté d’expression, du droit de ne pas être soumis à la torture ou à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et du droit de ne pas être arbitrairement arrêté ou détenu, 2/ Voir A/CONF.157/24 (Partie I), chap. III, sect. II, par. 22. 3/ Ibid., sect. I, par. 7. /...

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