A/RES/50/183 Page 3 Convaincue qu’il faut donc faire de nouveaux efforts pour défendre et protéger le droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction et pour éliminer toutes les formes de haine, d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction, 1. Réaffirme que la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction est un droit de l’homme qui découle de la dignité inhérente à la personne humaine et qui est garanti à tous sans discrimination; 2. Demande instamment aux États d’instituer des garanties constitutionnelles et juridiques adéquates et effectives pour assurer à tous, sans discrimination, la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction, y compris des recours effectifs en cas d’atteinte à la liberté de religion ou de conviction; 3. Demande de même instamment aux États de veiller en particulier à ce qu’aucun individu relevant de leur juridiction ne soit privé, en raison de sa religion ou de ses convictions, du droit à la vie ou du droit à la liberté et à la sûreté de sa personne, ou soumis à la torture, ou arbitrairement arrêté ou détenu; 4. Condamne toutes les manifestations de haine ou d’intolérance et tous les actes de violence, d’intimidation ou de coercition motivés par l’extrémisme religieux ou l’intolérance à l’égard de la religion ou des convictions d’autrui; 5. Exhorte les États à prendre, conformément aux normes internationales relatives aux droits de l’homme, toutes les dispositions nécessaires pour empêcher de telles manifestations, ainsi que toutes les mesures voulues pour combattre la haine, l’intolérance et les actes de violence, d’intimidation ou de coercition motivés par l’extrémisme religieux et pour encourager la compréhension, la tolérance et le respect dans les domaines ayant trait à la liberté de religion ou de conviction; 6. Considère que les lois ne suffisent pas à elles seules à empêcher les violations des droits de l’homme, dont le droit à la liberté de religion ou de conviction; 7. Souligne que, comme l’a bien fait remarquer le Comité des droits de l’homme, les seules restrictions dont peut faire l’objet la liberté de manifester sa religion ou ses convictions sont celles qui sont prévues par la loi, sont nécessaires à la protection de la sécurité, de l’ordre et de la santé publics ou de la morale, ou des libertés et droits fondamentaux d’autrui, et sont appliquées sans porter atteinte à la liberté de pensée, de conscience et de religion; 8. Exhorte les États à faire en sorte que, dans l’exercice de leurs fonctions officielles, les membres des organes chargés de l’application des lois, les fonctionnaires, enseignants et autres agents de l’État respectent les différentes religions et convictions et n’exercent pas de discrimination à l’égard des personnes professant d’autres religions ou convictions; 9. Demande à tous les États de reconnaître, comme le prévoit la Déclaration sur l’élimination de toutes les formes d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction, le droit qu’a chacun de pratiquer un culte ou de se réunir avec d’autres à des fins liées à la /...

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